explique Anne MBUGUJE, Directrice générale de la Banque.
Anne MBUGUJE, Directrice générale de la BIAC

Troisième banque du pays, la BIAC exprime sa satisfaction à l’annonce de « mesures urgentes » prises par la Banque Centrale du Congo pour permettre la réouverture progressive de ses agences à partir du mardi 5 avril. 

À l’issue d’une série de consultations avec le Gouvernement et la Banque Centrale du Congo, qui a annoncé ce dimanche 3 avril des « mesures urgentes en vue du retour au fonctionnement normal », la BIAC annonce qu’elle met tout en œuvre pour une réouverture progressive de ses agences à partir du mardi 5 avril. « La mise en application de ces mesures nécessite une journée de travail lundi. Nous devons également achever l’inventaire de l’ensemble de notre réseau qui compte plus de 150 agences », explique Anne MBUGUJE, Directrice générale de la Banque. « Ces dernières semaines ont été compliquées mais tout va rentrer dans l’ordre progressivement. La situation n’a rien à voir avec ce que les Congolais ont pu vivre dans les années 1980 et 1990. Nos fondamentaux sont solides, nous avons seulement dû faire face à une brutale suspension de notre financement à la Banque Centrale fin février. Mais aujourd’hui, le Gouvernement et la Banque Centrale du Congo, que nous remercions, ont pris les bonnes décisions qui vont dans le sens de la protection de l’épargne publique et de la consolidation du secteur bancaire », ajoute Anne MBUGUJE.

« Les consultations vont se poursuivre demain (lundi 4 avril) pour définir les modalités pratiques quant à la mise à disposition des mesures nécessaires pour l’ouverture des guichets à partir du mardi 5 avril (…), afin de préserver la stabilité de la Banque et du système bancaire en général », a déclaré à la RTNC le Gouverneur de la Banque centrale, Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, qui a appelé les clients de la BIAC « à faire confiance à cette grande banque ».

Ces « mesures urgentes » font suite au communiqué du Gouvernement du 31 mars qui affirmait déjà sa volonté de soutenir la Banque et les centaines de milliers d’épargnants à l’issue d’un audit de la BIAC effectué par la Banque Centrale du Congo : « Cet audit a confirmé la solidité des fondamentaux de cette banque. Quelques problèmes organisationnels mis à jour par les auditeurs ont justifié l’élaboration d’une nouvelle feuille de route plus ambitieuse et d’un plan de refinancement  et de réorganisation sous la supervision de la Banque Centrale du Congo. »

Jusqu’en février 2016, la BIAC disposait d’un refinancement plafonné à hauteur de 40 milliards de francs congolais auprès de la Banque Centrale du Congo pour compenser le décalage entre sa forte contribution au financement de l’économie en monnaie nationale et ses dépôts, composés à hauteur de 77% en dollars. La suspension de cette ligne de refinancement a placé la Banque en situation de tension de liquidité. « Le Gouvernement, la Banque Centrale du Congo et la nouvelle direction de la BIAC ont su renouer le fil du dialogue pour mettre un terme à cette situation », explique Anne Mbuguje.

Détenant le réseau d’agences le plus dense du pays, la BIAC a un volume d’activité et une clientèle – dont 340 000 particuliers et déposants – en croissance continue. Elle assure également une forte contribution au financement de l’économie nationale, notamment auprès de la puissance publique avec des crédits qui avoisinent les 85 milliards de francs congolais, soit 30% de son portefeuille contre une moyenne de 10% pour le reste de la profession. La BIAC rappelle aussi son engagement continu sur la bancarisation de la paie des fonctionnaires.

Avec plus de 400 000 comptes fin 2015 contre 366 000 fin 2014, la BIAC a vu son total de bilan (511 milliards de francs congolais), ses encours de crédits (288,9 milliards de francs congolais) et de dépôts (399, 7 milliards de francs congolais dont 245, 3 milliards détenus par de petits épargnants) en hausse significative par rapport à l’année précédente

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