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L’Etat ivoirien a décidé d’injecter 35 milliards de francs CFA (53,36 millions d’euros) dans la restructuration de la CNCE, la caisse nationale des caisses d’épargne. C’est l’option retenue en lieu et place de la privatisation de la banque publique.

Sous administration provisoire depuis juin 2015, suite à l’injonction de la Commission bancaire de la banque centrale (BCEAO, la banque centrale des Etats d’Afrique de l’ouest), la banque était confrontée à une « insuffisance » de gestion et à une « incapacité à honorer ses engagements en tant qu’établissement  financier ». En l’occurrence, la CNCE n’arrivait plus à faire face aux compensations interbancaires, symptomatique d’une profonde crise.

« En dépit des actions diligentées par l’administration provisoire et d’une légère amélioration des soldes de compensation, les résultats financiers de la banque demeurent préoccupants », concède le gouvernement dans son communiqué.

L’enjeu est de préserver un outil « stratégique » dans la politique de bancarisation du pays. Outre ses 700 000 comptes et « plus de 800 salariés » l’établissement bancaire, avec 130 agences, est l’un des rares à être implantés dans toutes les régions du pays. « C’est bien souvent la seule banque dans les petites villes de l’intérieur du pays », nous a confié une source proche du dossier.

Cette injection va permettre « la continuité de l’exploitation de la banque publique » assurent les autorités.

La CNCE sort ainsi du lot des banques publiques sur la sellette. Versus Bank et la BNI (banque nationale d’investissement) restent dans le collimateur du gouvernement. Si la privatisation de la première a été annoncée, le sort de la seconde reste encore à déterminer.

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