image «L’expatriation n’a de sens que si en retour elle permet de faire bénéficier concrètement à son pays et à ses compatriotes de la masse des expériences accumulées»

Administrateur Délégué du Complexe Touristique LEMHAR, société anonyme de droit mauritanien conceptrice et propriétaire d’un village de vacances implanté en bordure de l’Océan sur le littoral Sud (route de Rosso) à quelques kilomètres de Nouakchott, Mory Guéta CISSE, plus familièrement appelé MORO par la famille et les amis, est de retour au pays, la Mauritanie, après plus de 10 ans en Gambie. L’ancien Administrateur Directeur Délégué de la BMCI et administrateur directeur général de Sunbeach Hotel & Resort et de l’International Bank for Commerce Banjul the Gambia, s’est entretenu avec Financial Afrik en livrant son sentiment sur le secteur bancaire et son impression d’investisseur dans le secteur touristique.

 


 

Qu’est-ce qui explique votre retour discret en Mauritanie au delà de l’appel du pays natal?


 

Je suis de retour depuis déjà bien longtemps et je me suis présenté aux autorités auxquelles j’ai réitéré ma disponibilité à servir mon pays après un séjour de 10 ans en Gambie où je m’occupais de banque et d’hôtellerie. En attendant de reprendre du service, j’étais occupé à faire les derniers réglages pour le démarrage effectif de mon projet de village de vacances au PK28 Route de Rosso sur le littoral. C’est ce qui explique qu’on ne me voit pas beaucoup en ville.


 

Comment le banquier que vous êtes juge- t-il l’effervescence du secteur bancaire en Mauritanie?


 

 

En me basant sur les commentaires de la presse locale, je suis tenté de dire comme elle, que notre système bancaire est en crise. Une crise de croissance et de confiance interprofessionnelle, une crise dans ses relations avec la clientèle mais également avec les pouvoirs publics. J’ai comme l’impression que le pays ne dispose plus de sapeurs -pompiers crédibles de la dimension des dignes pionniers que nous avons connus par le passé et qui se faisaient un devoir de circonscrire tous les dérapages tant entre les membres des diverses corporations que dans leurs rapports avec les pouvoirs publics.

 

Notre système bancaire est en crise. Une crise de croissance et de confiance interprofessionnelle, une crise dans ses relations avec la clientèle mais également avec les pouvoirs publics.

 

 

Une réelle solidarité de la corporation existait et, au-delà de cette corporation, le secteur privé dans sa globalité parlait d’une seule voix aux autorités, ce qui lui donnait une certaine force et une légitimité de représentation face au système en place. Il est de notoriété publique que chacune des parties a sa part de responsabilité dans la situation qui prévaut actuellement et dès lors que les principes ne sont pas respectés par tous, la solidarité de corps ne sera pas facile à instaurer face à un pouvoir conscient des faiblesses et failles de certains opérateurs. Des bonnes volontés qui jouaient un rôle de régulateurs sociaux existaient et il est temps que ceux qui sont encore parmi nous et à qui nous souhaitons longue vie et une bonne santé reprennent leur bâton de pèlerin afin de répandre la bonne parole pour la réconci- liation des cœurs et des esprits car il y va de l’intérêt supérieur du pays. Par le passé, il était inadmissible qu’une institution financière ne puisse pas présenter à la Banque Centrale de Mauritanie son bilan et ses états financiers périodiques dans les délais prescrits par la réglementation sans s’exposer à des pénalités journalières pouvant déboucher sur des sanctions financières sévères.

 


 

Êtes-vous entrain de dire que la Banque centrale ne dispose pas des états nanciers à jour concernant la situation de tous les intermédiaires nanciers agréés?


 

En effet. Aujourd’hui, ces documents et états financiers ne sont pas disponibles ni pour la Banque Centrale de Mauritanie ni pour les chercheurs encore moins pour la clientèle alors que leur certification, conformément aux usages et à l’orthodoxie comptables, relève de la responsabilité des commissaires aux comptes dûment accrédités par la Banque Centrale de Mauritanie avec toutes les conséquences de droit. Tout système bancaire requiert un climat de sérénité et de confiance. La publication d’états financiers périodiques audités avec les divers ratios prudentiels contribue à l’instauration de ce climat de confiance. Je me réjouis de l’accroissement du nombre de banques et d’institutions financières nationales mais faute de statistiques fiables et d’états financiers dûment audités, il est difficile aujourd’hui de connaître l’encours des crédits à l’économie ainsi que sa répartition sectorielle de même que la nature et le volume des dépôts.

L’accroissement du nombre de banques est un signe du dynamisme de l’activité économique nationale et devrait susciter une concurrence saine au profit des ménages et des entreprises par une meilleure prise en charge de leurs besoins à des conditions nancières acceptables, avec une qualité de service à la hauteur des attentes et avec le respect dû à la clientèle. Aujourd’hui, la seule question qui vaille d’être posée est de savoir à qui profite la prolifération des banques en Mauritanie. J’ai été quelque peu formaté selon les bonnes anciennes pratiques et fortement influencé par la rigueur du système financier anglo- saxon très à cheval sur le respect des ratios prudentiels et l’intransigeance des banques centrales de ces zones monétaires quant aux critères de convergence des agrégats macro- économiques des différents pays désireux de former une unité économique et monétaire en vue d’une meilleure intégration de leurs économies sous régionales.


 

Y’a t-il en ce moment des cas de dérapage que vous relevez auprès des banques com- merciales agréés?


Je suis plus qu’étonné qu’une banque nationale puisse se targuer d’avoir nancé à elle seule un projet d’envergure pour un montant que les grandes institutions financières internationales mobiliseraient avec beaucoup d’appréhension compte tenu de la spécificité dudit projet et que la déclarationd’un tel concours bancaire n’émeuve personne.

De mon point de vue, certains niveaux de financement à moyen ou long terme ne pourraient satisfaire à aucun ratio prudentiel de gestion tant en ce qui concerne la division du risque, le niveau des fonds propres corrigés par rapport au financement octroyé encore moins par le niveau des ressources stables de nos micro institutions financières par rapport au niveau de certains financements annoncés. Si par effet extraordinaire nos banques, sans recours à un financement extérieur, arrivent à supporter le poids de tels financements structurants mais lourds avec le silence de la Banque Centrale, on ne devrait pas s’étonner des risques qu’elles feront encourir à terme à la masse de leurs déposants et, par voie de conséquence, à toute l’économie mauritanienne, l’Etat étant en définitive garant des dérives du système. Les maigres ressources nancières internes devraient être mobilisées pour le ffinancement de projets locaux structurant pour lutter contre le chômage des jeunes diplômés, aider les petites et moyennes entreprises, encourager le travail des femmes, assister le monde rural et recourir aux financements extérieurs pour les gros projets d’infrastructure dont des lignes de crédit sont disponibles pour peu que les projets soient clairement présentés. Il y’a un réel danger d’inflation galopante pour notre économie. Les responsables des secteurs économiques continuent à se voiler la face et à permettre sans contrôle efficient la création monétaire sans limite par les banques commerciales pour le financement d’activités commerciales peu productives dont certaines pour les propres activités de leurs dirigeants. Les boutiques EMEL (NDLR: système de vente des produits courants subventionnés mis en place par l’Etat) sont une bonne politique mais insuffisante et ponctuelle.

Sinon comment  expliquer malgré leur impact positif, cette spirale continue de flambée des prix sur le marché intérieur au seul profit des mêmes opérateurs?

 


 

A l’occasion de la fête de l’indépendance, le 28 novembre 2015, la BNM, l’une des banques leaders du pays, a inauguré son nouveau siège. N’est-ce pas là le signe d’une certaine bonne santé financière pour cet acteur pris à part et pour l’ensemble de la profession ?


 

Je dois dire que je suis nostalgique de certaines pratiques du passé qui consistaient à publier dans le quotidien national le bilan de la situation économique et sociale du pays à la veille de chaque célébration de notre souveraineté internationale. Ce document élaboré sur la base de divers rapports établis par les structures étatiques et le secteur privé était centralisé au niveau de la présidence pour publication après vérication et validation des ministères de tutelle. Ces rapports annuels avaient l’avantage de fournir des informations économiques fiables sur les divers secteurs de l’activité économique nationale et constituaient une base de données utile pour les chercheurs et les investisseurs potentiels et un bilan d’étape permettant de mesurer le chemin parcouru.


 

Lire aussi: imageLa BNM inaugure son nouveau siège 


 

 

S’agissant de la cérémonie à laquelle vous faites allusion, je dois dire que je suis animé par un sentiment de fierté pour cette belle œuvre d’art qui contribue à l’embellissement de notre capitale avec mes sincères félicitations ainsi que mes encouragements au PDG de cette banque. Je profite de cette occasion que vous m’offrez pour m’incliner à nouveau devant la mémoire de l’illustre bâtisseur que fut notre père à tous, Marhoum Abdallah ould Noueigued, et féliciter son groupe pour sa contribution combien importante dans l’économie et le développement du pays. Ce bâtisseur hors pair au commerce facile fut mon client déjà à la SMB en 1975, à la SMAR, à la SATEMA et à la BMCI où il fut actionnaire et administrateur et auprés de qui j’ai eu à siéger au sein du même Conseil d’Administration. L’homme fut une référence et un modèle. Le siège futuriste d’une belle architecture me pose cependant un problème quant à son financement ainsi qu’au respect des ratios prudentiels notamment du niveau des immobilisations de la banque par rapport à ses fonds propres.

 


 

En son temps, la transaction autour de l’AFARCO (NDLR: pendant longtemps, l’immeuble le plus haut de Nouakchott) , fondatrice d’un nouvel élan du système bancaire mauritanien, avait soulevé beaucoup d’interrogations notamment sur le respect des ratios prudentiels. Qu’en était-il?


 

Les ratios avaient été bien respectés car il existe des artifices juridiques et comptables admises par le fisc et la réglementation en vigueur. De plus, le prix de la transaction était dérisoire par rapport à la valeur commerciale de l’immeuble pour pouvoir impacter négativement dans la détermination des ratios prudentiels. Par ailleurs, il y’a lieu de reconnaitre que la BAAM, cédée par la BCM au secteur privé national et non à des personnes physiques ou morales, était l’institution la moins performante du système bancaire d’alors et que les parts sociales de l’Etat comme celles de la banque Egyptienne partenaire (A.A.I.B), ont été acquises et effectivement payées par les dirigeants de la BMCI à due date conformément aux accords signés entre les parties. De plus, la BMCI est la banque qui a le moins coûté aux contribuables mauritaniens car les montants qui lui ont été attribués par les autorités en compensation des reprises par les structures officielles de recouvrement des créances gelées sont insigniants par rapport aux montants alloués aux autres banques.


 

En dehors du secteur bancaire, vous êtes un investisseur du secteur hôtelier. Vous venez de boucler le chantier du Complexe Lehmhar. De quoi s’agit-il?


 

Je me dois de rappeler que tous les Chefs d’Etat Mauritaniens qui ont visité la Gambie pendant que j’y étais en fonction m’ont encouragé dans la réalisation de mon projet en Mauritanie et m’ont demandé à ce que mon expérience gambienne en matière de tourisme et de gestion hôtelière soit mise en pratique dans mon pays et m’ont tous assuré de leur soutien. Tous, sachant que, l’expatriation n’a de sens que si en retour elle permet de faire bénéficier concrètement à son pays et à ses compatriotes de la masse des expériences accumulées. LEMHAR est bâti sur un site en bordure de mer dans un cadre sécurisé comprenant 72 chambres avec toutes les commodités dont 5 suites Junior, 5 chambres communicantes pour les familles et 52 chambres Deluxe doubles étant entendu que la sécurité relève des pouvoirs et prérogatives régaliens de l’Etat. Nous disposons aussi d’une grande salle de réunion , 3 salles pour les travaux en ateliers, 2 restaurants dont une pizzeria au feu de bois, un théâtre et son amphithéâtre en plein air à côté d’une piscine de 50 mètres séparée en 2 parties par un pont pour mieux sécuriser la partie réservée aux enfants. Vous me permettrez de ne pas divulguer le coût de l’investissement qui, à mon avis, n’est pas le plus important car ce projet conçu et réalisé grâce à l’aide et au concours constant de tous les membres de ma famille et de certains amis n’a pas de valeur commerciale plus importante que sa valeur affective. Même si j’y ai investi le fruit de mon labeur durant toutes les années de ma vie professionnelle ainsi que toutes mes économies, j’ai la fierté qu’il soit réalisé par des enfants du peuple aux moyens limités mais ayant des ambitions louables pour leur pays afin de donner aux autres le courage d’entreprendre et de réaliser leurs objectifs quelque soient les difficultés qui pourraient se présenter devant eux.


 

Qu’est ce qui explique le peu d’engouement des autorités par rapport à votre projet ?


 

 

Je ne saurais le dire d’autant qu’il s’agit d’un projet que nous avons porté depuis 18 ans et qui est agréé au régime des entreprises prioritaires par le conseil des ministres suivant Décret N° 2000- 080 du 17/05/2000. Le blocage inexplicable du volet foncier constitue un grand handicap qui empêche le financement du fond de roulement nécessaire à l’exploitation pérenne de ce réceptif. Ma longue absence du pays en a freiné l’exécution et m’a fait perdre les avantages fiscaux liés à cet investissement mais également le financement direct que j’avais pu obtenir auprès de la Société Financière Internationale, filiale de la Banque Mondiale.

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Ma demande de reconduction des avantages fiscaux n’a pas été agréée et, sur d’autres points, l’on traine en longueur pendant que des entreprises étrangères ainsi que d’autres opérateurs locaux continuent de bénéficier d’avantages considérables contrairement à nos réalisations concrètes qui ne peuvent souffrir d’aucun doute. Nous en avons conscience, aucune entreprise ne peut se développer sans le concours de l’Etat. Mon expérience gambienne d’où j’ai eu, grâce à la diligence et au concours des autorités, à réaliser et à gérer, cumulativement à mes charges de banquier, un hôtel de 200 chambres m’a permis de revisiter entièrement mon projet mauritanien afin de le mettre aux normes internationales. Cette expérience a permis de cibler une clientèle de qualité à travers des Tours opérateurs réputés au plan mondial pouvant vendre autrement la destination mauritanienne dont le tourisme naissant offre une grande diversité de produits avec un potentiel de développement très important et prometteur pour peu qu’on fasse confiance d’abord à nos opérateurs et que la préférence nationale soit de mise comme partout ailleurs. A la fin des travaux de la première phase du projet, j’ai invité les parents et amis pour une découverte du site avec la bénédiction du président de la République, Son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz, lequel, pour des raisons de calendrier, n’a pas pu nous honorer de sa présence à cet évènement familial non protocolaire et à haute portée pédagogique.

 


Pourquoi le projet n’a pas fait l’objet d’une inauguration o cielle par les pouvoirs publics ainsi que son intégration dans le plan directeur du secteur du tourisme en Mauritanie ?


 

Je ne saurais répondre à une telle question car je ne gère pas l’agenda des pouvoirs publics ni leur ordre de priorité. Dans mon cas, il ne s’agit pas d’un nouveau projet car bien répertorié au niveau du ministère de tutelle mais également au niveau du ministère des Finances surtout pour le volet foncier non encore résolu malgré le niveau des investissements et nos diverses relances auprès de ces deux ministères ainsi qu’au niveau du ministère des Affaires Economiques et du Développement qui en avait introduit le dossier d’agrément en 2000. Le blocage inexplicable du volet foncier pénalise et constitue un grand handicap qui empêche le financement du fond de roulement nécessaire à une exploitation pérenne de ce réceptif. Pour ma part, il s’agissait d’un défi à relever afin que d’autres amateurs s’inspirent de mon expérience pour oser entreprendre. J’ai toujours fait preuve de disponibilité sans être quémandeur, conscient de mon devoir citoyen ainsi que du caractère d’utilité publique et de l’impact potentiel de cette réalisation qui devrait être magnifiée au même titre que d’autres investissements pour encourager des investisseurs potentiels.

 

La situation que connaît  mon projet pourrait porter à croire qu’il y’a un certain déphasage entre la vision, les aspirations et la volonté manifestée par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz à l’endroit du peuple mauritanien par rapport à une méconnaissance ou un manque de dynamisme des responsables à la mémoire sélective chargés de l’application concrète de sa volonté politique de portée pourtant républicaine.

Un réceptif hôtelier de cette dimension et aux normes internationales offre une vitrine indéniable du pays vis-à-vis du monde extérieur et constitue un potentiel important pour le développement économique et social par la formation continue et la création d’emplois, la divulgation de notre culture et de notre artisanat, les flux financiers et monétaires qu’il peut générer au profit du promoteur mais également des populations et divers prestataires de service.

 


 

Notre dernière question s’adresse au citoyen mauritanien. Quel est votre sentiment sur le dialogue national auquel le pouvoir a invité l’opposition ?


 

 

Je voudrais saluer cette initiative de haute portée car aucun développement économique durable ne peut se réaliser sans un climat serein et de concorde et sans une concertation soutenue et permanente entre les divers acteurs politiques. Quelque soient les suspicions et les enjeux, aucun acteur politique ne devrait se dérober à une invite au dialogue avec ou sans agenda préétabli. Les intellectuels ainsi que l’élite politique devraient pouvoir transcender ces questions mineures en allant répondre au dialogue dans le seul intérêt du peuple souverain en ayant confiance en eux-mêmes d’abord et en accordant le bénéfice du doute à leurs interlocuteurs. A ce dialogue, les chefs religieux et coutumiers qui font partie intégrante de la société mauritanienne devraient aussi être conviés pour qu’on puisse entendre leurs voix surtout dans cette conjoncture difficile où le terrorisme est en train de gagner du terrain. Cette question d’actualité internationale devra y être discutée afin d’avoir un consensus sur la démarche à adopter et la communication qu’il faut pour mieux sensibiliser les populations sur ce grave danger auquel nous sommes tous exposés ; un dialogue national inclusif ne doit pas concerner seulement Nouakchott, ses politiciens et intellectuels. Enfin, je voudrais remercier et témoigner toute ma gratitude et reconnaissance à toutes les autorités au premier rang desquels je citerai le président Mohamed Ould Abdel Aziz dont le soutien ne m’a jamais fait défaut ainsi que tous ceux qui m’ont apporté leur concours et soutien pour la réalisation de mon projet de même que les parents et amis sans le concours desquels un tel résultat ne serait pas possible. Je voudrais également remercier tous les amis et parents qui m’avaient fait l’honneur de répondre à l’invitation organisée au niveau du site pour marquer la fin des travaux de la première phase et le démarrage prochain des activités du village de vacances. A tous je dis MERCI et espère les compter bientôt parmi ma dèle clientèle dès que toutes les conditions idoines pour un démarrage effectif seront réunies INCHA ALLAH par la grâce d’ALLAH.