Par Youcef Maallemi, Alger


 

image
Fort de 154 filiales et participations, Sonatrach passe pour la première entreprise d’Afrique. En faisant recours au marché financier international, la vache nourricière de l’Algérie brise un consensus. Jusque-là les héritiers de la révolution ont évité l’endettement.

 

Dans le but d’augmenter les capacités de production du petrole et du gaz, le ministre algérien de l’Energie, Salah Khebri, a assuré hier lors de son passage sur les ondes de la chaine 3 de la radion nationale que Sonatrach dispose de deux solutions alternatives.

La compagnie nationale qui n’a aucune dette externe jusqu’à présent, peut recourir à l’endettement extérieur à l’instar de ce que font les grandes compagnies pétrolières, ou bien s’appuyer sur le partenariat, a précisé le ministre.

A ce propos, il a fait remarquer que le partenariat ne représente que 4% des investissements de Sonatrach dans le domaine minier : « Nous n’avons pas le choix, nous sommes dans l’obligation d’augmenter nos capacités de production pour garantir une indépendance énergétique à long terme », a-t-il expliqué.

La production de Sonatrach en hydrocarbures devrait repartir à la hausse en 2016 à la faveur de l’optimisation des ressources en pétrole et gaz et de la réduction des coûts d’investissements, a déclaré pour sa part, le PDG de la compagnie, Amine Mazouzi : « En 2016, il y aura une hausse assez importante de production (d’hydrocarbures) et cette hausse s’est déjà faite ressentir avec les résultats obtenus à fin février où les objectifs de production sont atteints à 100% », a-t-il souligné lors d’une visite de travail à Ghardaïa.
Trois nouvelles raffineries
« Vers la fin 2016, nous allons certainement dépasser les prévisions », pronostique-t-il. Ces projections de reprise de la production, faisant suite à près d’une décennie de repli, sont liées dans une large mesure à des investissements qui ont permis d’optimiser les ressources en pétrole et gaz des puits en exploitation tout en réduisant les coûts de ces investissements : « Nous avons donc pu réussir le défi d’optimiser la production à moindre coût », s’est-il félicité.

Par ailleurs, le PDG de Sonatrach fait savoir que dans les tout prochains jours, des accords seront signés avec des partenaires étrangers pour la réalisation de trois nouvelles raffineries à Hassi Messaoud, Biskra et à Tiaret.
De l’énergie nucléaire à l’horizon 2030
L’Algérie réfléchit à produire de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire à l’horizon 2030. Selon le ministre, en plus du solaire, la deuxième économie d’AfriUe ambitionne d’arriver à l’électronucléaire à l’horizon 2030. “Nous avons demandé à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de nous aider en matière de formation. Cette question a été abordée, hier avec le DG de l’AIEA, Yukiya Amano, en visite à Alger. Ce dernier a affirmé la disponibilité de l’agence à assister l’Algérie dans les domaines d’activités nucléaires à des fins pacifiques”.

Par ailleurs, un nouveau projet, baptisé Boosting 3, visant à renforcer la production à partir du champ gazier de Hassi R’mel, fort de plus de 2.500 milliards de m3 de réserves récupérables, est en cours d’études et devrait être entamé en 2019, selon le ministre.

Ce contenu pourrait également vous intéresser