Siège de la Banque mondiale

La Banque mondiale a débloqué le week-end dernier, des prêts de 42 milliards de FCFA pour le Cameroun, et 60,1 milliards pour le Gabon, deux pays d’Afrique centrale qui subissent de plain-pied, les conséquences de la baisse des cours du pétrole.

Au Cameroun, l’enveloppe est destinée à financer la troisième phase du Programme national de développement participatif (PNDP), visant l’amélioration de la gouvernance communale. Une phase qui devra permettre, selon la Banque mondiale, le lancement des « activités dans les municipalités n’ayant pas encore bénéficié des interventions du Programme ».

Pour leur part, les autorités camerounaises comptent réaliser des infrastructures socioéconomiques durables et de qualité afin d’améliorer le bien-être des populations, surtout celles de l’Extrême-nord du pays déjà affaibli par les agissements de la secte Boko Haram.

Quant au Gabon, il s’agira de financer la diversification d’une économie largement assise sur les recettes pétrolières. Le prêt est destiné à la construction de deux centres professionnels pour le BTP – dans la zone économique spéciale de Nkok – et les Technologies de l’information et de la communication (TIC).

A signaler que le Tchad a, lui aussi, bénéficié fin 2015, d’un appui budgétaire d’un montant de 50 millions de dollars de l’institution financière basée à Washington. Il vient en même temps d’obtenir un prêt de 50 milliards de FCFA de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), pour le financement de ses infrastructures.

Par Nephthali Messanh Ledy

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