Le gouvernement mauritanien et  Fonds Monétaire International (FMI), procèdent à des consultations au titre de l’article 04 des statuts de l’institution financière internationale à partir de ce mardi, jusqu’au 29 février.

Une délégation du FMI conduite par Mme Mercedes Vera Martin, est arrivée lundi à Nouakchott.

Au menu des 3 semaines de concertations/négociations « les résultats macroéconomiques enregistrés par la Mauritanie au cours de l’année 2015 et les perspectives d’évolution à court terme ».

Les consultations au titre de l’article 04 des statuts du FMI « ont lieu régulièrement entre l’institution financière et les pays membres, dans l’objectif de procéder à une évaluation de la situation macroéconomique des états ». La  délégation du FMI rencontrera les plus hautes autorités politiques, les responsables de l’économie nationale « pour dégager les perspectives macroéconomiques à moyen terme, les politiques économiques et réformes structurelles à mettre en œuvre en vue d’atteindre les objectifs définis ».

La précédente du FMI, conduite par Mme Mercedes Vera Martin avait séjourné en Mauritanie du 27 mai au 04 juin 2015. Un séjour à l’issue duquel il a été établi le constat « qu’après plusieurs années de croissance de la demande extérieure et des prix élevés  des matières premières, la République Islamique est confrontée aujourd’hui  à un environnement extérieur plus difficile en ligne  avec les risques mis en évidence dans la plus récente consultation au titre de l’article 04 des statuts.

L’incertitude accrue au sujet des perspectives économiques mondiales et les développements négatifs sur les marchés mondiaux du minerai de fer sont entrain de modifier les perspectives économiques pour la Mauritanie.

La croissance économique devrait ralentir à environ 4,5% au cours de l’année 2015, dans un contexte caractérisé par la maîtrise de l’inflation. Les amortisseurs fiscaux et externes accumulés au cours des dernières années grâce à des politiques macroéconomiques prudentes, ainsi que les efforts renouvelés pour mobiliser du support externe, vont contribuer à soutenir l’activité économique et renforcer les positions externes et budgétaires en 2015 ».

Par Amadou Seck

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