La Banque mondiale va consacrer une enveloppe de financements « de l’ordre de 3 milliards de dollars pour les quatre prochaines années » à la Côte d’Ivoire, a indiqué ce lundi 1er février Pierre Laporte, directeur des opérations de l’institution à Abidjan, au cours d’une conférence de presse.

Ces ressources, qui seront allouées à la faveur du « nouveau cadre de partenariat » liant les deux parties, seront alimentées pour « environ 800 millions de dollars » par l’IDA, le guichet concessionnel de la banque destiné aux pays pauvres, « 1 milliard 700 mille dollars » par la Société financière internationale (IFC), alors que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) « anticipe des garanties de l’ordre de 850 millions de dollars » a-t-il détaillé.

Pour Pierre Laporte, il importe pour la Côte d’Ivoire, qui s’est donnée quatre ans pour figurer au nombre de l’économie des économies émergentes, de maintenir une croissance forte et continue et surtout que « les revenus générées soit équitablement reparties, tant au niveau des différentes strates sociales que leur répartition géographique ». Ce qui impose, a-t-il poursuivi, que les réformes pour la stabilité macro-économique « ne faiblissent pas, en dépit d’un environnement sous régional et géopolitique difficile » et que le secteur privé joue un rôle catalyseur pour « créer de la valeur ajoutée » et résorber le chômage.

Trois axes d’intervention

L’équipe de la Banque mondiale a défini trois domaines « identifiés comme prioritaires » pour ses interventions en Côte d’Ivoire. A savoir « accélérer une croissance durable qui soit tirée par le secteur privé, bâtir le capital humain pour soutenir le développement économique et la cohésion sociale, et renforcer la gestion des finances publiques et la responsabilité », a rapporté Pierre Laporte.

La Côte d’Ivoire qui a enregistré une moyenne de 9% de croissance ces dernières quatre dernières années projette une nouvelle hausse de 9,8% de son PIB en 2016. Et ce sont 29 311 milliards FCFA (48,7 milliards de dollars) que le pays compte injecter dans son économie sur quatre ans pour atteindre le cap de l’émergence en 2020.

 

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