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Les génies protecteurs des Lébous auraient-ils eu raison des velléités des investisseurs ? Depuis le lancement de ses travaux en janvier 2014, la centrale électrique à charbon de Bargny-Minam, plus connu sous l’appellation de la centrale électrique de Sendou, peine à prendre forme.

Le projet porté par la société suédoise Nykomb Synergétics avait était lancé en 2008 par l’ancien Président du Sénégal, Abdoulaye Wade. La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) et la Compagnie d’électricité du Sénégal (CES, qui agit au nom de l’entreprise suédoise Nykomb synergetics) s’étaient engagées, par une convention signée le 8 novembre 2013, à construire, dans un délai de 24 mois, ladite centrale qui devrait produire à terme 125 MW. Ils s’étaient vu attribués par l’Etat du Sénégal, un terrain de 120 ha dans la zone de Bargny Minam, initialement affectée au relogement de 1433 familles victimes de l’érosion côtière.

La centrale est financé à hauteur de 118 milliards FCFA par un consortium de banques, à savoir la Banque Africaine de Développement (BAD) (36 milliards FCFA), la Banque Ouest Africaine pour le Développement (BOAD) (25 milliards FCFA), la Compagnie de Banque de l’Afrique de l’Ouest (CBAO) (15 milliards FCFA), la Banque Néerlandaise pour le Développement (FMO) (42 milliards FCFA) ainsi qu’une compagnie dénommée Delta.

Seulement, depuis l’annonce de sa construction, le projet fait face à un rejet de la part des autorités municipales et des populations riveraines préoccupées par les impacts environnementaux et sanitaires. Ces populations regroupées autour du  « Collectif des communautés affectées par les centrales à charbon », sont déterminées à pousser l’Etat à l’abandon total de ce projet.

Pour des raisons de brouilles entres les actionnaires, la centrale est aujourd’hui à l’arrêt depuis courant 2015.

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