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La chute des cours du pétrole de ces derniers jours, a provoqué, dimanche 17 janvier, l’effondrement des bourses des puissances pétrolières du Golfe. Le retour de l’Iran sur le marché pétrolier accentue la pression sur les monarchies du Golfe en crise géopolitique ouverte avec la république islamique.

Pour la Bourse saoudienne, la plus importante des pays arabes, la régression a atteint 6,5%. Son principal indice, le Tadawul All-Shares, a dévissé de 300 points quelques minutes après l’ouverture du marché, sous la barre de 5500 points. Depuis début 2016, la place saoudienne à chute de 21,1%, soit plus que toutes ses pertes de 2015.

La deuxième place boursière du Golfe, Le Qatar Exchange, a quant à elle chuté de 6,5% à la mi-journée, sous les 8700 points.

Le Dubaï Financial Market a pour sa part rendu 5% à la mi-journée, repassant sous la barre des 2700 points. Depuis le début de l’année en cours, Dubaï a reculé de 15% et le Qatar de 17%.

Les quatre autres places du Golfe ont aussi vu leurs indices plonger. L’Abu Dhabi Securities Exchange a cédé 4,3% alors que Kuwait Stock Exchange a reculé de 3,2% sous les 5000 points, son niveau le plus bas depuis 2004. Le marché d’Oman a perdu 1,5% et celui de Bahreïn 0,3%.

Pour ces Etats dont le pétrole représente plus de 80% des revenus, la forte régression de leurs places boursières s’explique essentiellement par la levée, depuis le 16 janvier, des sanctions internationales imposées à l’Iran. Une levée des sanctions qui va permettre à Téhéran de signer son retour sur un marché pétrolier déjà plombé par une abondance de l’offre.

Depuis le début de l’année, les cours du pétrole brut ont chuté de 20%, passant sous la barre de 30 dollars. 

 

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