La Société islamique pour le développement du secteur privé (« ICD »), une branche de la Banque de développement islamique basée à Jeddah, agissait en tant que principal arrangeur.

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DJEDDAH, Royaume d’Arabie Saoudite, 14 janvier 2016/ — Le 21 décembre 2015, la République de Côte d’Ivoire, agissant par l’intermédiaire du Ministère de l’Économie et des Finances, a émis un sukuk al-Ijara (« Sukuk ») inaugural en devise nationale de 150 milliards CFA (soit 244 millions USD). La Société islamique pour le développement du secteur privé (« ICD ») (www.ICD-idb.com), une branche de la Banque de développement islamique basée à Jeddah, agissait en tant que principal arrangeur.

Le sukuk, qui a une maturité de cinq ans, a été souscrit par des investisseurs issus d’institutions régionales et internationales. Des investisseurs du secteur de la vente au détail issus de huit membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) y ont également souscrit.

Le PDG de l’ICD, M. Khaled Mohammed Al Aboodi a déclaré : « L’ICD fera tout son possible pour contribuer à la transformation du marché de capitaux de l’UEMOA. L’ICD s’engage à promouvoir et à augmenter considérablement le volume de transactions financières Islamiques à destination des économies de l’Union. »

En tant qu’arrangeur principal, l’ICD était mandatée par la République de Côte d’Ivoire pour structurer un Programme de Sukuk, désigner des consultants et coordonner leur tâche, faire la liaison avec les agents du gouvernement et superviser le processus de proposition du sukuk dans son intégralité. L’ICD joue un rôle considérable en aidant les pays africains à entrer sur le marché. C’est avec l’assistance de l’ICD que le Sénégal a émis le premier sukuk souverain de l’UEMOA sur le marché régional. Cette émission ouvre la voie pour que d’autres pays d’Afrique de l’Ouest envisagent le sukuk comme instrument financier alternatif.

Les perspectives économiques de la Côte d’Ivoire ont attiré les acheteurs du Moyen-Orient ainsi que d’Afrique du Nord. Au niveau régional, 56 % du sukuk a été attribué à l’Afrique de l’Ouest, et 6 % à l’Afrique du Nord, tandis que les acheteurs du Moyen-Orient se partageaient jusqu’à 38 % du reste.

Cette transaction historique a reçu deux récompenses, à savoir le « Sukuk Deal of the Year (2015) » et l’« Africa deal of the year (2015) », qui sont présentées par l’« Islamic Finance News (IFN) ».

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