L’hôtel Splendid et le Café Cappuccino, deux hauts lieux du centre-ville de Ougadougou, étaient depuis vendredi 19 heures GMT et jusqu’à ce samedi matin sous la coupe de trois djihadistes lourdement armés.

 

 

Une partie des assaillants ou un autre groupe terroriste aurait pris en otage l’hôtel Yibi, situè dans le même quartier, jetant la confusion dans ce bout du Sahel relativement épargné jusque-là par l’internationale terroriste.

Plus de sept heures après le début de l’assaut des force de l’ordre appuyées par des éléments français et américains , l’opération était toujours en cours bousculant l’agenda des priorités d’un gouvernement qui vient d’être formé 72 heures plutôt au terme d’une transition démocratique exemplaire quoique entachée par un coup d’Etat avorté attribué aux partisans du président déchu. Un conseil de ministres extraordinaire devait se tenir ce matin. L’allocution du président Roch Kaboré était particulièrement attendue par l’homme de la rue.

L’on dénombre 20 morts et 33 blessés samedi à 9h GMT de sources hospitalières relayées par les médias locaux. Le ministre de l’Intérieur n’avait pas encore donné de bilan.
Quelque 126 personnes ont été libérées de l’hôtel. Parmi les dignitaires extirpés des griffes des terroristes, Clément Sawadogo, le ministre burkinabé de la Fonction Publique. A noter que le groupe AQMI a revendiqué l’attaque l’attribuant au groupe Al Mourabitoune du chef djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar dit Mister Marlboro.

Le mode opératoire de cette attaque rappelle celle d’il y a deux mois de l’hôtel Radisson Blu de Bamako. Ces deux actes spectaculaires posent au moins la question du dispositif sécuritaire des pays du Sahel face aux changements tactiques des fondamentalistes poursuivis par les forces françaises et onusiennes au Nord Mali.

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