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Pays d’élevage par excellence, le Tchad compte près de 94 millions de têtes de bétails d’après les chiffrent des résultats globaux provisoires; une étude faite dans le cadre du recensement général de l’élevage annoncé par le ministre de tutelle, le 08 janvier 2016. L’élevage est l’un des secteurs les plus importants de l’économie tchadienne, surtout dans la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire. 

Deuxième source de revenus après le pétrole, la part de l’élevage dans le PIB national est de 53% et fait vivre environ 40% de la population. Dans les échanges, il représente 30% des exportations, soit 37,5 milliards FCFA en 2014.

Compte tenu de la crise sécuritaire causée la secte islamiste Boko Haram, les exportations de bétail vers le Nigéria ont régressé. Sauf vers le Soudan, où le mouvement de transfert est constaté mais de façon informelle. Pour les ovins et camelins, les exportations vers la Libye se poursuivent avec un nombre assez important de bétails qui commencent à transiter vers le nord du pays.

L’élevage tchadien présente des réelles opportunités de développement dans le cadre des échanges sous-régionaux. Si les potentialités d’accroissement de la production animale n’est pas négligeable, notons que la filièrs d’élevage à cycle court et celle laitière sont encore peu développés. Aussi, le système de commercialisation du bétail au Tchad se fait encore à l’état traditionnel.

Ce secteur à forte potentialité, fait face à plusieurs maux tels que la faible pluviométrie et le phénomène des feux de brousse. La sécurisation de la transhumance implique la création des points d’eau tout le long des couloirs. Le secteur de l’élevage tchadien est marqué par une très faible efficacité qui réduit les opportunités de valoriser les potentialités.

Au regard de la dépendance de son économie au pétrole, le Tchad doit diversifier son économie en développant le secteur de l’élevage, afin de l’utiliser pour amortir les chocs économiques et compenser les pertes de recettes budgétaires imputables à la baisse du prix de pétrole. Ce à quoi le gouvernement tchadien s’est engagé, avec à ses côtés les partenaires techniques et financiers pour soutenir l’élevage, on peut citer à cet effet le don de l’IDA pour développer le pastoralisme à hauteur de 25 milliards de FCFA.

 

Par Abakar Mahamat Ahmat Abderamane

Ingénieur Financier

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