imageLe Cabinet FinAfrique et la Société de Gestion d’Actifs BNI GESTION publient le LIVRE BLANC de la 2ème Édition du FORUM INTERNATIONAL DE LA FINANCE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE (FIFAS 2015) qui s’est tenue à Abidjan du 15 au 17 Juin 2015 sous le thème : CRÉER UN MODÈLE FINANCIER AFRICAIN

Ce Forum dont l’ouverture a été présidée par Madame KABA Nialé, Ministre de l’Économie et des Finances en tant que Représentante du Premier Ministre de Côte d’Ivoire, S.E Monsieur Daniel Kablan DUNCAN, a vu la participation de plusieurs membres du gouvernement Ivoirien et de nombreux décideurs et acteurs de l’économie africaine.

Dans un document d’une trentaine de pages, le FIFAS 2015 préconise des recommandations autour de 3 axes majeurs :
-Faire de l’inclusion financière un essor à la bancarisation

Le système financier africain reste embryonnaire et ne se limite qu’au secteur bancaire qui mobilise environ 80% des actifs dans un environnement où seulement une moyenne de 12 à 20% des adultes est bancarisée. Une des pistes de solution serait de renforcer et restructurer les services financiers postaux afin qu’ils accueillent un plus grand nombre de personnes que les établissements bancaires seraient tentés d’exclure, pour cause de revenus irréguliers.

De mettre en place une centrale des risques et une centrale de partage d’informations sur les clients, ce qui permettrait de réduire les risques associés à l’octroi de crédits, notamment aux PME. Ce chantier a été initié dans plusieurs régions d’Afrique subsaharienne, mais, au-delà des textes en vigueur, il est nécessaire d’accélérer ce processus.
D’autre part, il faudrait encourager la vulgarisation des moyens de paiement scripturaux et électroniques. Les gouvernements pourraient tirer parti des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), en incitant à l’adoption des paiements électroniques.

-Agir pour un marché financier plus dynamique
En effet, le FIFAS recommande dans le cadre de la mise en œuvre des politiques d’intégration financière crédibles, la mise en place d’une monnaie commune de cotation et une meilleure communication à destination du public sur l’avancement effectif de l’intégration financière par la publication d’indicateurs par des organismes indépendants. Il recommande également de drainer l’épargne par le renforcement du cadre juridique et règlementaire, par l’incitation fiscale et par la promotion de produits existants et nouveaux (assurance vie, retraite complémentaire, plan épargne logement, actionnariat populaire, etc.). D’encourager la notation financière en encadrant les tarifs appliqués aux PME. D’accélérer l’intégration des marchés nationaux et sous régionaux et d’approfondir le principe de dialogue entre les autorités et le secteur financier, en y associant les intervenants sur le marché financier.

Agir pour une croissance inclusive en Afrique subsaharienne
Sur ce point, le FIFAS préconise d’accélérer le processus de décentralisation des collectivités locales afin de soutenir l’expansion géographique de la financiarisation de la société. De diversifier l’offre de services financiers en développant davantage des produits empreints des réalités socio-culturelles (finance solidaire, finance participative, finance éthique, mobile banking). D’améliorer les dispositifs d’analyse de risques et d’appréciation des éléments de la garantie pour les prêts aux PME, en améliorant la connaissance clients et en intégrant les produits d’assurance.

Par ailleurs, Fabrice KOM TCHUENTÉ, Directeur Exécutif du Cabinet FinAfrique a annoncé la mise sur pied dans les prochaines semaines d’un Comité de suivi des recommandations du FIFAS. Il sera constitué d’institutions représentant les principales composantes du système financier africain. Ce Groupe de travail publiera tous les 6 mois un rapport sur l’évolution de l’application de ces recommandations. Plusieurs institutions financières africaines et internationales ont d’ores et déjà donné leur accord de participation.

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