imageLes conseils d’administration des deux sociétés qui forment Africa50 – le guichet développement de projets et le guichet financement de projets – se sont donné rendez-vous à Casablanca en juin prochain.

 

Une assemblée générale des actionnaires est, en effet, prévue pour la réalisation du second closing (augmentation de capital) de ce fonds qui siège à Casablanca Finance City et qui est spécialisé dans le développement accéléré des infrastructures en Afrique.

 

«Pour le second closing, l’objectif est d’avoir des souscriptions de l’ordre de 1 milliard de dollars», a déclaré au «Matin éco» Alassane Bâ, le directeur général du fonds.

 
Rappelons que 24 pays africains, en plus de la Banque africaine de développement (BAD), avaient participé au premier closing, levant au total 830 millions de dollars lors de l’assemblée générale constitutive d’Africa50 tenue le 29 juillet dernier à Casablanca et donnant lieu officiellement à 2 guichets opérationnels : financement de projets et développement de projets. Le Congo Brazzaville est jusqu’ici le pays qui a consenti la plus grosse somme avec un engagement de 200 millions de dollars, suivi du Maroc et de l’Égypte qui ont, chacun, souscrit pour 100 millions de dollars. La BAD est également actionnaire de référence, avec un investissement initial de 100 millions.

Le 6 octobre dernier à Abidjan, en Côte d’Ivoire (date de nomination de Akinwumi Adesina, président du Groupe de la BAD, en qualité de nouveau président des deux conseils d’Africa50), les administrateurs du fonds avaient discuté du prochain montage financier qui devrait enregistrer une augmentation du nombre de pays souscripteurs pour porter le capital total souscrit à 3 milliards de dollars à moyen terme.

Alors que la première tranche de souscription était réservée aux pays africains, il est prévu que la prochaine prévue à Casablanca et les suivantes soient ouvertes non seulement à ceux des pays africains qui n’ont pas encore souscrit au fonds, mais aussi aux investisseurs non souverains en Afrique et hors Afrique. «Le second closing concernera plusieurs pays et des investisseurs institutionnels, dont des Banques centrales, des fonds de pension, des compagnies d’assurance et de réassurance, des institutions internationales de financement de développement et des fonds souverains», affirme Alassane Bâ.

 

En tant qu’institution financière à orientation commerciale, Africa50 fera en sorte de préserver et d’accroître son assise financière et de dégager des dividendes pour ses actionnaires.

En attendant, Africa50 consolide son équipe exécutive et planche sur les premiers investissements. «Depuis l’assemblée générale constitutive, Africa50 a développé un pipeline de projets tant pour le développement des projets que pour le financement. Celui du financement des projets dépasse 3 milliards de dollars en termes de coût total d’investissement y afférents. Il y a un vrai appétit pour les produits d’Africa50 pour les développeurs de projets d’infrastructure», se félicite Alassane Bâ.
Rappelons qu’Africa50 se concentrera sur des projets nationaux et régionaux à fort impact dans l’énergie, les transports, les TIC et l’eau.

 

 

Source: Matin Eco, Maroc 

 

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