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Le secteur bancaire mauritanien « est bien capitalisé et liquide, mais reste vulnérable face aux chocs » selon un récent rapport du Fonds Monétaire International (FMI).

Ce constat est motivé par « une concentration élevée de crédit (y compris le crédit au secteur public), l’exposition au risque de change, la faible rentabilité imputable à un modèle commercial limité et une concurrence accrue exacerbant les vulnérabilités bancaires.

Bien que le système bancaire semble correctement capitalisé dans l’ensemble, certaines banques  ne satisfont pas à l’obligation minimum de fonds propres et sont sous provisionnées ».

Ainsi « la qualité des actifs restent faibles : au second trimestre de 2014, les prêts non productifs représentaient 20% de la masse globale des prêts. Le 31 décembre 2014, la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) a révoqué les licences de la MAURISBANK (une banque sous capitalisée) et de FCI, une institution financière avec des fonds propres négatifs et peu d’activité de crédit ». L’affaire de la MAURISBANK a finalement été portée devant la justice.

Le système bancaire mauritanien compte actuellement une vingtaine d’institutions, suite à une explosion récente qui s’est traduite par la délivrance de plusieurs agréments de la part du Conseil de Politique Monétaire (CPM) de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM).

Par Amadou Seck

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