zone-franc-carteLa Côte d’Ivoire arrive largement en tête suivie du Sénégal et du Tchad. Telles sont les conclusions du travail scientifique et documenté mené par l’institut panafricain Imani Center (Ghana) en partenariat avec Financial Afrik.

Les économistes et experts de l’institut ont passé au crible les 14 ministères de l’Economie et des Finances des pays d’Afrique ayant en partage le CFA en prenant en compte les conditions macroéconomiques (Croissance économique, taux d’emploi/chaumage, inflation…) et d’autres indicateurs. Autant de paramètres agrégés qui font corps pour donner l’African Performance Index (API), un outil d’analyse assez précis et à un classement qui donne une idée de l’ensemble.

 

Le Ministère de l’Economie et des Finances de la Côte d’Ivoire affiche une performance nettement au-dessus de celle des ministères des autres pays avec un score de 74%. Pour les auteurs du rapport, « ce résultat est dû à une distinction au niveau du cadre institutionnel où le corpus chargé de la politique économique et financière totalise 90%. Il faut  noter que cette performance est imputable à une vision économique clairement articulée et communiquée, notamment par le Ministère auprès du premier ministre chargé du budget du pays ».

Le Sénégal doit sa seconde place à un mix au niveau des trois dimensions avec 60% au niveau du cadre institutionnel, 30% au niveau de la gouvernance fiscale et une influence de 67% des facteurs endogènes.

Le Tchad justifie sa troisième place dans le classement  par le poids des facteurs endogènes qui cumulent à 93%. En effet, l’amélioration de l’orientation budgétaire du pays et les mesures significatives de réduction de la dette qu’elle maintient en dessous du tiers de son Produit Intérieur Brut depuis 2012 ont permis à la machine économique et financière du Tchad d’opérer dans le bon sens. Les Ministères de l’Economie et des Finances de la République du Congo, de la Guinée-Bissau et de la Guinée équatoriale occupent les dernières places en raison de l’opacité dans la gestion publique, du mauvais climat économique et surtout d’un cadre institutionnel de pauvre qualité.

 


 

Vous pouvez télécharger le rapport intégral : Africa Performance Index Presentation – final 

 

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