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« Il y a des motifs valables pour contester l’amende », a déclaré le groupe sud-africain MTN pour justifier son recours en justice contre la sanction infligée par la National Communication Commission (NCC) en octobre et ramenée dernièrement à 3,9 milliards de dollars.

Dans un communiqué rendu public ce 17 décembre, le groupe, sur le conseil de ses avocats, estime que « la procédure et le montant fixé ne sont pas en conformité avec les pouvoirs de la NCC en vertu de la loi nigériane sur les communications » et qu’en conséquence une action était lancée devant « la Haute cour fédérale de Lagos ».

Il s’agit donc, d’un rebondissement judiciaire dans une affaire que l’on pensait définitivement close. En début de mois, le régulateur du secteur des communications au Nigeria, la NCC, avait en effet consenti, après un mois de négociation, une réduction de 25% de l’amende initialement fixée à 5,2 milliards de dollars (en octobre) à la filiale locale du groupe pour n’avoir déconnecté à temps 5,2 millions de cartes SIM.

L’enjeu, reste tout de même important pour la multinationale. Si les choses devaient en rester là, la firme devra décaisser l’équivalent de 80% son chiffre d’affaires (4,65 milliards de dollars) réalisé en 2014 au Nigeria, son principal marché avec le tiers de ses revenus globaux. Une éventualité qui, couplée aux difficultés économiques de l’Afrique du Sud, son deuxième plus grand marché, avait commencé à inquiéter les places financières. Un contexte qui avait conduit Fitch Ratings a abaissé la note du géant sud-africain de BBB à BBB- ce 4 décembre.

Par ailleurs, MTN indique poursuivre les négociations avec la NCC afin de trouver un règlement à l’amiable « dans l’intérêt de la société, des parties prenantes et des autorités ».