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Au Togo, l’activité économique s’est accrue à un rythme soutenu ces dernières années, selon un récent rapport du Fonds monétaire international (FMI). Une croissance plus présente dans les discours que dans les menages, avec une prévision de 6,2% pour 2016,.

5,1 % en 2013, 5,5 % en 2014, et peut-être 5,9 % en 2015 (estimations des autorités), le Togo affiche depuis quelques années, de bons taux de croissance. Et pour l’année 2016, dans son projet de budget, le pays prévoit une consolidation de la croissance économique. En effet, « la loi des finances exercice 2016 tient compte de l’évolution du contexte économique national et du cadrage macroéconomique à moyen terme, 2016-2018, qui envisage un taux de croissance économique d’au moins 6,2% ».

Ces taux de croissance qui font du Togo, l’un des pays les mieux en forme du moment dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), loin derrière une Côte d’Ivoire inégalée, sont dus à plusieurs projets réalisés, et en cours de réalisation. Selon toujours le FMI, le rythme soutenu à laquelle s’est accrue l’activité économique au Togo, est le résultat d’une forte croissance dans la production agricole, de l’extension du Port et de l’aéroport international de Lomé, ainsi que de la réalisation de grandes infrastructures routières.

En effet, Lomé accueille tout investisseur dans tout domaine. Le Port Autonome de Lomé, véritable poumon de l’économie nationale, a plus que doublé ses capacités avec l’installation de deux opérateurs privés, alors que les autorités s’apprêtent à inaugurer le nouveau terminal de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema : autant de projets qui devront faire d’elle, un nouveau carrefour pour la desserte sous-régionale. Le secteur bancaire, quant à lui, connait un boom depuis sept années, avec l’arrivée de nouvelles institutions bancaires sur le marché togolais, révolutionnant les offres et les approches du marché. La française Société Générale, a officiellement ouvert ses portes ce mois de decembre.

Dans le domaine industriel, on note la construction de nouvelles cimenteries, et la naissance de nouvelles industries extractives.

Toutefois, cette croissance tant louée par les autorités togolaises elles-mêmes, est plus présente dans les discours que dans les ménages. En effet, pendant que les chiffres connaissent un accroissement encourageant, on note « une paupérisation galopante » au niveau des ménages.

Et selon les données statistiques, la pauvreté bât encore son plein, avec un taux de prévalence qui oscille entre 60 à 62 % de la population. « Il nous faut une croissance de 9 à 10% l’an, pour atteindre notre objectif : devenir un pays à revenu intermédiaire », déclarait il y a encore six mois, le chef de l’Etat.

Et le FMI de proposer une reforme de la politique budgétaire et les institutions fiscales pour promouvoir la viabilité à long terme, pour pérenniser la croissance et réduire les vulnérabilités.

Mais reste une question : le projet de budget 2016 adopté jeudi 26 novembre, s’aligne-t-il sur  la  Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi (SCAPE), le cadre de référence par excellence des priorités nationales sur la période 2013-2017 ?

Par Nephthali Messanh Ledy

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