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Le volume de production des Etats membres de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) est maintenu à 30 millions de barils par jour en 2016. C’est le même niveau de production qu’en 2014 et 2015.

Cette décision a été entérinée lors de la réunion des pays de l’OPEP à Vienne le 4 décembre dernier, suite  à un manque de consensus des 12 Etats membres de l’organisation sur la mise en place de nouveaux quotas de production. Selon plusieurs études, la production réelle du pétrole brut dépasse actuellement, largement, le volume retenu et tournerait autour de 32 millions de barils par jour.

En effet, les cours du pétrole ont chuté de plus de 60% depuis un an. Cette baisse de l’or noir, est imputable en grande partie à l’offensive commerciale de l’OPEP et notamment son chef de file, l’Arabie Saoudite, qui inonde le marché de pétrole pour contrer l’essor des hydrocarbures de schiste aux Etats-Unis.

Sur le continent africain, les pays producteurs de pétrole (Nigeria, l’Angola, l’Algérie et la Libye) subissent de plein fouet la chute des cours. L’Algérie a enregistré au premier semestre de 2015, une chute de 44% de ses recettes pétrolières qui représentent 94 % de ses exportations.

Au Nigeria, la chute des recettes pétrolières pèse lourdement sur l’activité économique. Car, les revenus pétroliers constituent 80% des exportations du pays. Premier producteur de pétrole en Afrique avec plus de 2 millions de barils par jour, le Nigéria a depuis longtemps donné une priorité absolue au secteur des hydrocarbures.

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