imageLa mobilisation des 100 milliards de Dollars à partir de 2020 dans le Fonds vert pour le climat constitue l’une des attentes fortes des délégations africaines participant à la COP 21 qui se tient à Paris jusqu’au 11 décembre.

A l’inverse de Copenhague où les lignes de fissure étaient nettes, le Continent africain, l’exigence d’un «accord contraignant» en bandoulière, affiche à Paris une unité qui, au troisième jour de la COP21, résistait encore à la différence des agendas entre les pays désertiques (Sahel) et le bassin du Congo, entre les exportateurs et les importateurs de pétrole, entre les pays émergents et les PMA. Faut-il ranger l’Afrique du Sud, qui fait partie des 15 plus gros pollueurs de la planète avec 500 millions de tonnes de CO2 par an, dans le groupe africain ou dans le club des émergents (Chine, Inde, Brésil) qui insiste sur la responsabilité historique des pays industrialisés?
Autant d’antagonismes moulés dans une résolution de l’Union Africaine et encadrés par un comité de négociateurs qui a pris tout son temps pour harmoniser les positions. « C’est une position unique et harmonisée qui souhaite avoir un mécanisme avec un fond-énergie géré par les Africains, bien sûr avec la surveillance multilatérale», a rappelé le sénégalais Macky Sall, président de l’agence NEPAD chargée du cadrage technique de la participation africaine aux négociations de la COP21. Le président sénégalais milite pour qu’un tiers des fonds promis soient consacrés à l’électrification de l’Afrique à raison de 5 milliards de dollars par an est-ce pendant 10 ans.

Pour l’heure, la concrétisation des promesses se fait à compte gouttes. Le fonds qui a opéré ses premiers décaissements début novembre ne disposait  que d’un peu moins de 6 milliards, sur 10 milliards de dollars de promesses initiales, pour la période 2015-2018. Ces promesses proviennent de 35 pays.

En plus du Fonds Vert, l’Afrique compte aussi sur le le Fonds d’adaptation, le Fonds mondial pour l’environnement et le Fonds pour les pays les moins avancés.


Temps fort de la COP21

-Ce 4 décembre 2015, dans le stand commun à l’Afrique de l’ouest, à partir de 10 heures (heure française), la BOAD tiendra une journée sur le thème «Mobilisation des ressources techniques et financières pour un développement durable en Afrique de l’ouest».

– A l’occasion de cette rencontre (voir ci-dessus ), Christian ADOVELANDE, President de la BOAD, axera son intervention sur la mobilisation des ressources financières pour le financement des activités climat. L’occasion lui sera ainsi donnée d’évoquer les perspectives de mobilisation de ressources financières qu’offre à la BOAD son accréditation au Fonds d’Adaptation, au Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et bientôt au Fonds Vert pour le Climat.

-20 villes du monde, dont Paris, Athènes, Rio de Janeiro, Rotterdam ou La Nouvelle-Orléans, se sont engagées à consacrer 10 % de leur budget pour s’adapter aux risques liés au climat. Cette promesse, qui représente un engagement de 5,2 milliards de dollars, a été signée sous l’égide du groupe 100 Resilients

-Selon l’ONG environnementale 350.org, quelque 500 institutions, représentant au total quelque 3 200 milliards d’euros d’actifs, ont choisi de se désinvestir du gaz, du pétrole  et charbon. En septembre 2014, elles étaient seulement 181 institutions, pour un total de 50 milliards d’actifs

-Selon un rapport d’Oxfam, les 10 % des habitants les plus riches de la planète sont responsables de plus de la moitié des émissions de CO2. De l’autre côté, la moitié la plus pauvre du globe n’est responsable que de 10 % des rejets polluants.

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