Le géant indien des télécoms Bharti Airtel, prévoit de lancer sa première émission obligataire à la London Stock Exchange afin de lever 500 millions de livres sterling, environ 760 millions de dollars, pour notamment refinancer sa dette.  

Selon la presse indienne qui rapporte l’information, l’opération est destinée à soutenir la stratégie de « diversification du groupe et de prolongation de ses échéances de dette ». Une option qui, selon les analystes, est liée en partie à ses actifs en Afrique où Airtel traîne une dette estimée à 9 milliards de dollars en plus d’un bilan financier dans le rouge.

Depuis le rachat du koweitien Zain en mars 2010 (pour environ 10 milliards de dollars), qui lui a donné accès au marché africain, les résultats ne sont pas encore au rendez-vous pour Airtel Africa, la filiale locale du groupe. Au cours de l’année fiscale mars 2013-mars 2014, la firme a enregistré une perte de 322 millions de dollars. Des résultats qui ont plongé en 2014-2015 avec une nouvelle perte de 580 millions de dollars. Et en octobre, Airtel a encore annoncé un résultat trimestriel (juillet, août, septembre) négatif de 170 millions de dollars.

Si Airtel (présent dans 17 pays africains) a entre temps tiré 1,85 milliard de dollars de la vente d’une partie (9 000) de ses 14 000 tours télécoms sur le continent, l’heure demeure à la restructuration de son portefeuille africain. Dans un communiqué publié en juillet dernier, le groupe indiquait être entré en « négociation exclusive » avec Orange pour une éventuelle cession de ses filiales au Burkina, au Congo-Brazzaville, en Sierra Leone et au Tchad.

Le premier opérateur de télécommunications indien a toutefois déclaré que le calendrier de l’opération reste soumis aux autorisations nécessaires, à l’environnement mondial du crédit et aux conditions de marché.

 

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