Après les attentats perpétrés vendredi soir à Paris et Sein-Denis, faisant 129 morts et prés de 300 blessés, dont une centaine dans un état grave, la France « est entrée en guerre » contre le terrorisme, un ennemi presque invisible.

Face à la nouvelle donne, on observe la mobilisation générale. Une union sacrée de la classe politique, de la gauche la plus radicale au Front Nationale de Marine Le Pen. Illustration avec cette ruée des leaders de partis à l’Elysée dimanche. Un discours prévu du président François Hollande devant le Congrès (sénat et assemblée nationale) viendra prolonger une démarche globale dont l’objectif est la cohésion d’une nation confrontée à une terrible épreuve.

Mais au-delà du consensus, qui ramollit au fil des jours, Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, qui s’est entretenu au téléphone avec son successeur,  avance quelques suggestions. « Notre politique extérieure doit intégrer le fait que nous sommes en guerre, notre politique de sécurité intérieure également. En plus de l’instauration de l’état d’urgence et des contrôles aux frontières, nous avons besoin d’inflexions majeures pour que la sécurité  de nos compatriotes soit pleinement assurée ».

L’homme qui donne ces leçons a pourtant contribué largement au chaos libyen, par une participation active de son armée à la liquidation de Mouammar El Kadhafi, confronté à une révolte dont le principal instigateur n’état pas  en réalité un quelconque mouvement démocratique adossé à une révolte populaire,  mais  le terrorisme islamiste.Un chaos dont la suite continue à maintenir le Sahel sous la menace d’un embrasement et dans une grande peur.Et si ceux qui ont profité directement, ou indirectement de la « générosité » militaire de Sarkozy étaient les commanditaires de la barbarie de Paris et Sein-Denis de la triste soirée du 13 novembre 2015 ? Dans une hypothèse,  Il aura ainsi raté une bonne occasion de ne plus parler de sécurité, malgré un incontestable talent d’orateur.

 

Par Amadou Seck

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