image«Le Sénégal condamne très fermement ces actes barbares qui s’attaquent, au-delà de la France et du peuple français, à notre humanité commune», a déclaré le président Macky Sall dans un message adressè à son homologue français.

Les attentats du vendredi 13 novembre qui ont fait 129 morts et 300 blessès à Paris interviennent moins d’une semaine après la conférence internationale sur la paix et la sécurité tenue à Dakar en présence du ministre français de La Défense, Jean Yves Le Drian.

A l’instar de la plupart de ses pairs, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a, au nom de son pays, condamné vigoureusement les attentat de Paris et apporté son appui à la France devant ‘’ce travail terroriste et lâche ».
»Nous avons appris avec une extrême tristesse la nouvelle des explosions terroristes qu’a connues Paris hier soir et qui ont fait des dizaines de morts et de blessés », a écrit Ould Abdel Aziz dans un message à son homologue français François Hollande.

Le président Boutflikha de l’Algerie (pays qui a mis 10 ans à venir à bout de l’extrémisme) a quant à lui qualifié ces actes de «crimes contre l’humanité». Le malien Ibrahima Boubacar Keita  a envoyè un message sur Twitter affirmant que les auteurs de ces attentats odieux n’ont rien à voir avec l’islam. «Ces attentats “représentent une insulte inacceptable à toutes les valeurs humaines et aux normes de la civilisation”, a pour sa part déclaré le président nigérian Muhammadu Buhari, qui méne un combat difficile contre Boko Haram affilié depuis quelques mois à l’Etat Islamique. Même son de cloche en Afrique de l’Est. Le président Uhuru Kenyatta du Kenya a assuré la France de sa solidarité.

“Les Français ont rendu célèbre l’appel +Liberté, Egalité, Fraternité+ qui reflète les valeurs communes que les Kényans partagent avec eux et qui sont attaqués par les terroristes, à Paris et à travers le monde”, a-t-il dit.

“Ces ennemis de l’humanité (…) tentent de justifier le meurtre d’innocents par une foi pervertie, ils rejettent l’acceptation de la diversité des croyances et des cultures dans une humanité commune, préférant une identification étroite, intolérante et haineuse”, a-t-il lancé.

– ‘Le monde doit s’unir’ –

Depuis que son armée est entrée en octobre 2011 en Somalie pour combattre les shebab, le Kenya a été le théâtre régulier d’attaques, dont plusieurs de grande ampleur, au centre commercial Westgate de Nairobi (au moins 67 morts), dans les localités de la région côtière de Lamu (une centaine de morts) ou encore à l’université de Garissa (148 morts).

Le président somalien Hassan Cheikh Mohamoud a rappelé que son pays connaissait “les souffrances qui accompagnent ces actes barbares”. “Le monde doit s’unir contre ceux qui sèment la sauvagerie au nom de la foi, a-t-il ajouté. Leurs actes travestissent l’islam et l’humanité”.

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a rappelé de son côté que son pays avait été confronté “à la même situation” lors des attentats au musée du Bardo à Tunis en mars puis dans un hôtel de Sousse en juin, qui ont fait 60 morts au total.

Il a appelé “tous les peuples épris de liberté à coordonner leurs efforts contre ce mal”, alors qu’au moins deux Tunisiennes figurent parmi les morts des attentats de Paris.

L’Algérie, théâtre dans les années 1990 d’une guerre civile entre groupes islamistes armés et forces de l’ordre qui a fait 200.000 morts, a dénoncé un “véritable crime contre l’humanité”.

“Le terrorisme est un fléau transfrontalier qui appelle une réaction solidaire de toute la communauté internationale”, a dit le président Abdelaziz Bouteflika dans un message à son homologue français François Hollande.

Même indignation de la part de l’Union africaine après ces “actes abjects et barbares” ainsi qu’en Guinée, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Gabon et en Mauritanie.

En Afrique du sud, le président Jacob Zuma a assuré que son pays était “aux côtés du reste de la communauté internationale dans sa condamnation des attentats qui ont visé des civils innocents”. Pour le chef de l’Etat béninois, Thomas Boni Yayi, “cet odieux attentat n’est pas contre la France seule, mais contre l’humanité toute entière”.

“C’est le monde entier qui a été atteint”, a assuré le président ivoirien Alassane Ouattara tandis que son homologue guinéen Alpha Condé appelait à la lutte antiterroriste “pour le triomphe d’un monde de paix, de liberté et de tolérance”.

Sur Twitter, le président gabonais Ali Bongo affirmait pour sa part que “face à l’horreur de ces actes qui touchent la France, ce sont tous les peuples libres du monde qui sont visés”.

 

Avec AFP

 

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