La FAO a revu ce mois à la baisse, ses prévisions relatives à la production mondiale de céréales en 2015. En cause, « des prévisions moins optimistes concernant la production de maïs en Asie et en Europe ». 

Nouvelles prévisions actualisées sur le marché mondial des céréales : 2,530 milliards de tonnes, soit 4,7 millions de tonnes de moins que prévu en octobre 2015, et 28,4 millions de tonnes (1,1 %) de moins que le niveau record enregistré en 2014.

Cette révision à la baisse, selon la FAO, s’explique essentiellement par des perspectives moins bonnes concernant les céréales secondaires, mais aussi le riz. Les prévisions relatives à la production mondiale de céréales secondaires en 2015 s’établissant actuellement à 1,302 milliard de tonnes, soit 4,5 millions de tonnes de moins que ce qui avait été prévu en octobre et 28,8 millions de tonnes (2,2 %) de moins qu’en 2014.

De même, les prévisions sont moins optimistes quant à la production de maïs en Asie et en Europe. « En Asie, cette baisse (1 million de tonnes) concerne essentiellement l’Inde, et s’explique par un emblavage en maïs kharif moins important que prévu et par des précipitations défavorables », explique la FAO dans une note publiée ce mois. En Europe, « c’est la sécheresse qui a valu un réajustement à la baisse (de 1,6 million de tonnes) des prévisions relatives à la production de maïs en Ukraine ».

En outre, les prévisions concernant la production rizicole mondiale ont encore diminué de 1,6 million de tonnes depuis octobre et s’établissent à présent à 491,4 millions de tonnes, entraînant un repli de 0,6% par rapport à la campagne déjà médiocre de 2014.

Un baisse qui serait « essentiellement imputable à la Thaïlande, où une sécheresse persistante, qui avait déjà mis à mal la culture principale, a asséché les réservoirs d’eau et fait ainsi peser des risques sur les cultures secondaires ».

En revanche, la FAO relève ses estimations de la production mondiale de blé de 1,4 million de tonnes depuis octobre et les situent à environ 736 millions de tonnes, soit près de 3 millions de tonnes au-dessus du record de 2014. « Cette révision s’explique principalement par une hausse des prévisions relatives à la production dans l’UE, qui compense largement l’ajustement à la baisse des estimations pour l’Australie et les États-Unis, où des précipitations insuffisantes et des températures élevées réduisent les rendements ».

A noter, les prévisions concernant le commerce mondial (exportations) de céréales en 2015-2016 sont restées inchangées depuis les dernières estimations, qui les portaient à 364 millions de tonnes, soit 11 millions de tonnes de moins que le niveau record obtenu sur la periode 2014-2015.

 

Par Nephthali Messanh Ledy

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