Les banques algériennes ont mobilisé en 3 mois 30 millions de dollars (3 milliards de dinars), selon le PDG de la banque de développement local (BDL), Mohamed Krim. Ceci a été rendu possible grâce à l’amnistie fiscale lancée le 10 aout dernier par le gouvernement algérien. 

Ce fonds mobilisé n’est qu’une infime partie de la masse d’argent liquide qui circule dans la sphère informelle. Pour le ministre algérien des finances, Abderrahmane Benkhelfa, il y’a plus de 1200 milliards de dinars dans le circuit informel.

Prévu par la loi de finances complémentaire pour l’exercice 2015, le programme de  «mise en conformité fiscale volontaire»  permet aux détenteurs de fonds hors circuit bancaire, de déposer leur argent auprès des banques contre le paiement d’une taxation forfaitaire libératoire de 7%.

Cette loi de finances complémentaire stipule cependant que «les sources de ces fonds ou les transactions qui en sont l’origine doivent être légitimes et ne correspondent à aucun acte incriminé par le Code pénal et la législation régissant la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme».

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