Michaël Adandé, le nouveau PDG de Poste SA du Gabon, a annoncé un financement étatique de 7 milliards de FCFA, en faveur de la société. Un financement qui intervient dans un contexte marqué par des malversations financières d’une part, et d’une éventuelle insolvabilité de l’autre. 

« La Poste n’est pas en faillite, elle est en difficulté », a déclaré Michaël Adandé, le nouveau patron de la société. « On parle de faillite quand les actifs disponibles ne peuvent pas répondre aux passifs exigés ». Et d’annoncer que l’Etat a débloqué 7 milliards de FCFA pour éviter cette « menace » de faillite.

En effet, des informations relayées par certains medias locaux, sur une éventuelle insolvabilité de la poste, ont provoqué depuis quelques jours, des retraits massifs des avoirs de la clientèle à Poste Bank. Ce qui aurait conduit à la nomination de l’ancien Président de la Banque de Développement des Etats d’Afrique Centrale (BDEAC), aux fonctions de PDG de la Poste, en remplacement d’Alfred Mabika Mouyama. Une situation qui, d’après M. Adandé, a été occasionnée à la fois par des malversations financières et plusieurs comptes d’épargne fictifs.

Defis

Pour venir à bout de ces « difficultés », la société annonce avoir mis en place une stratégie reposant sur 4 piliers essentiels : un remaniement interne, un cadre de fonctionnement régulier, le gel temporaire des comptes d’épargne créés avant 2007, et la confiance mutuelle entre la Postbank et ses clients. « Mes défis sont, dans un premier temps, de stabiliser la situation actuelle, de ramener nos ambitions au niveau de nos capacités, de mettre en place un dispositif qui fera que nous ne dépensions que ce que nous avons et de faire en sorte que les épargnants soient sécurisés, avec un personnel qui maitrise ses activités », a déclaré Michaël Adandé.

 

Par Nephthali Messanh Ledy