La croissance économique de la Tunisie est estimée à 2.4 % en 2014, contre 2.3% en 2013. Les autorités avaient pourtant initialement prévu 4% de croissance, lors de la préparation de la Loi de Finances 2014. Prévision, ramenée à 2.8 % en mars dernier, deux mois après la formation du gouvernement du nouveau Premier ministre, Mehdi Jomâa.

Cette contre-performance s’explique notamment par une conjoncture difficile au premier semestre 2014, liée aux difficultés du secteur du phosphate et des hydrocarbures. La production de phosphates a connu une hausse de 20% en 2014,  pour  s’établir à 3.79 millions de tonnes. Production en deçà de l’objectif de 5 millions de tonnes fixé par la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG).

La production pétrolière a, quant à elle, diminué de 70 000 à 58 000 barils/jour. L’activité et la productivité de l’industrie non manufacturière demeurent entravées par des contraintes techniques, l’obsolescence de certains équipements et un mauvais climat social (grèves, manifestations, etc.).

Dans ce contexte, la croissance en 2014 a été essentiellement tirée par les services, l’industrie manufacturière et l’agriculture.

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