L’Etat béninois s’est prononcé sur la condamnation que lui a infligée la Cour commune d’arbitrage et de justice de l’UEMOA. Un verdict en faveur de Patrice Talon, dans le dossier relatif au Programme de Vérification des Importations (PVI). « Une condamnation arbitraire » et « un non évènement », selon un communiqué officiel.

Au Bénin, l’affaire PVI qui oppose l’Etat à la société Benin Control de l’homme d’affaires, Patrice Talon, est loin de connaitre son épilogue. Réuni le 25 octobre 2015, le Conseil des ministres béninois est revenu sur ce dossier en cours d’instruction pour faux et usage de faux, faux en écriture et blanchiment de capitaux.

Selon le communiqué du conseil, l’arrêt rendu mi-octobre par la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA), confirmant la sentence arbitrale rendue le 13 mai 2014, qui avait condamné l’Etat béninois à payer à la société adjudicataire du programme, 129 milliards de francs CFA au titre de manque à gagner, et 2 milliards de francs CFA au titre de Préjudice moral, est une condamnation arbitraire et constitue un non évènement pour le Gouvernement et le peuple béninois.

« La somme réclamée au profit de Monsieur Patrice Talo, correspondant à un prétendu manque à gagner et non à des frais investis, a été évaluée de leur propre chef par les juges de la CCJA, sans le concours d’aucun expert et dans un simulacre d’écoute de la partie béninoise », poursuit le gouvernement.

Et de soutenir, que le marché PVI a été frauduleusement retiré à la Société Générale de Surveillance (SGS) et confisqué par l’homme d’affaires au profit  de sa société, « qui s’est associé indûment à un partenaire, BIVAC, arrivé en troisième position lors du marché gagné par SGS ».

 

Par Nephthali Messanh Ledy