Le secteur des assurances en Mauritanie, qui compte 13 compagnies nationales et quelques opérateurs étranger de courtage, souffre de trois (3) maux, estime Alioune Ould Mohamed, directeur commercial de des Assurances Générales de Mauritanie (AGM)-une composante du Groupe Bouamatou (BSA).

Listant ces faiblesses structurelles qui plombent les activités de l’assurance, ce professionnel cite premièrement « une absence de contrôle et de régulation de la part des pouvoirs publics.

Deuxièmement «une absence de coassurance qui dénote d’un manque de confiance entre les différents opérateurs. L’existence d’une telle formule aurait pu permettre une répartition horizontale des risques en augmentant la part de primes souscrites conservées au niveau du marché national ».

La troisième difficulté découle « de l’absence d’une compagnie nationale de réassurance, toutes les opérations  du genre étant laissées à l’étranger. L’existence d’une compagnie de réassurances sur le territoire nationale aurait crée les conditions d’une répartition verticale. Elle aurait permis à chaque société opération sur le marché mauritanien de lui céder une quote-part des risques.

Cette entité pourrait avoir un statut de société publique ou semi publique ».

Revendication identique dans un  rapport  à l’intention des plus autorités du pays, établi en 2009 par Mohamed Abdallah Ould Hebly, actuel directeur commercial de « WAFA Assurances »  recommandait « la création d’une compagnie de réassurances dont le capital peut-être ouvert aux sociétés d’assurances, aux banques mauritaniennes et même à des compagnies de réassurance internationale ».

A l’image de la formule adoptée au Sénégal (SEN-RE), au Maroc (SCR), en Tunisie (Tunisie-RE).

Le problème de l’absence de l’assurance obligatoire de transport faculté maritime obligatoire reste aussi au cœur de  ce débat.

 

Par Amadou Seck

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