« Nous espérons recommencer à ouvrir des filiales en Afrique », a déclaré le 20 octobre à Bloomfiled, Jamie Dimon, directeur général de la JP Morgan Chase & Co. La banque américaine d’investissement et de gestion d’actifs revient ainsi à la charge après l’échec, il y a deux ans, d’une tentative d’implantation au Ghana et au Kenya, pays où elle n’avait pu obtenir l’accord des régulateurs.

Présent au Nigéria et en Afrique du Sud, JP Morgan justifie cette nouvelle quête par les opportunités de développement qu’elle anticipe au regard du dynamisme du continent. « Je ne le fais pas parce que cela impactera sur nos revenus dans les deux prochaines années, il s’agit de poser des bases pour les opérations futures » a poursuivi Jamie Dimon.

En outre, ce dernier a également indiqué que la firme entendait se positionner sur le segment grandes entreprises et multinationales, au détriment de la banque de détail afin de contourner les exigences règlementaires sur les marchés ghanéen et kenyan où la banque demeure par ailleurs active. Au Kenya, la firme est intervenue en 2014 pour l’arrangement d’un emprunt souverain obligataire de 2 milliards de dollars et contribue au refinancement de Kenya Airways. Au Ghana, elle participe à projets de centrales énergétiques.

L’annonce de JP Morgan intervient à la suite des grandes banques internationales comme Barclays, Citigroup et BNP Paribas qui renforcent leurs présences sur le continent, à la recherche de nouveaux relais de croissance. La région devrait enregistrer une croissance de 3,6% en 2015 et 4,5% en 2016 selon le Fonds monétaire internationale.