Lomé accueille depuis ce mardi 20 octobre, la deuxième conférence de l’ATAF, l’African Tax Administration Forum. Une rencontre qui vise à trouver des solutions au phénomène des flux financiers illicites, ô combien préjudiciables au développement du continent. 

Les autorités fiscales des 36 pays membres de l’African Tax Administration Forum (Forum sur l’administration fiscale en Afrique) sont depuis mardi 20 octobre, à Lomé, pour la deuxième conférence du forum.

Axés sur le thème « Observer les règles fiscales et limiter les flux financiers illicites », les échanges qui prennent fin le 23  octobre, visent à trouver des solutions innovantes au fléau de flux financiers illicites, dont souffre le continent. En témoignent les derniers rapports de Global Financial International (GFI), de la fondation Open Society  Initiative for West Africa (OSIWA), ou encore du groupe de personnalités de haut niveau, présidé par Thabo Mbeki.

A croire Logan Wort, secrétaire exécutif de l’ATAF, les flux financiers illicites sont liés à trois raisons principales.

D’abord, le comportement des multinationales. « En effet, 60 % des évasions fiscales sont engendrés par les multinationales », nous explique-il. « On énumère également les actes criminels, dont le blanchiment d’argent. Enfin, la corruption qu’on observe au sein des entreprises, qu’elles soient étatiques ou privées, au niveau des responsables gouvernementaux ».

Et de proposer que soient mises en place, de dispositions fortes, surtout dans les secteurs minier et pétrolier, pour freiner le fléau.

En effet, « dans un système fiscal déclaratif, où le contribuable déclare lui-même et sous sa seule responsabilité, les revenus à soumettre à l’impôt, la tentation à la fraude et à l’évasion fiscale est permanente », regrette le ministre togolais des Finances, Adji Otèth Ayassor. « …Aucun système fiscal ne se veut performant et efficace, s’il n’est basé sur le respect des règles qui garantissent à la fois les droits du contribuable et ceux du trésor public (…) ».

En rappel, l’ATAF a été mis en place en 2008, dans le but de servir de plateforme de promotion de facilitation et de coopération mutuelle entre les administrations fiscales africaines.

 

Par Nephthali Messanh Ledy

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