Sur le Franc CFA, il y a eu lors du Forum Civil de Libreville, du 9 au 11 octobre 2015, une revue générale des griefs portés contre une monnaie pour le moins impopulaire.

 

Certains y voient le reflet de la françafrique. D’autres estiment qu’il s’agit d’une garantie infaillible contre le risque de change qui permet aux entreprises françaises de transférer facilement l’argent gagné sur le continent.

Mais, au delà de l’habituel mur des lamentations, peu de propositions concrètes ont été formulées. La plus saillante est à mettre dans le compte de l’ancien ministre togolais, Koko Nabupko, devenu de fait le porte-voix de tous ceux qui estiment qu’un débat est nécessaire sur l’ex Franc des colonies. «Nos réserves détenues dans le compte du Trésor français s’élèvent à 13 000 milliards FCFA. Rien ne nous empêche d’en rapatrier une bonne partie pour l’investissement», explique le professeur s’appuyant sur une déclaration de François Hollande lors du sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) à Dakar. L’actuel locataire de l’Elysée avait alors soutenu que les chefs d’Etat africains pouvaient utiliser les rèserves excédentaires pour financer le développement de leurs pays.
D’où, poursuit M. Nabupko, la servitude volontaire des dirigeants africains  vis-à-vis d’une monnaie qui trouverait tout son sens si au moins elle servait de stimulant pour des échanges  entre pays membres qui ne dépassent pas 15% là où les pays de l’Union Européenne culminent au delà de la barre des 70%.

Pour rappel, les mécanismes de la parité fixe entre le FCFA et l’euro stipulent que les pays africains doivent couvrir leurs engagements à 20%. Or, ces engagements dépassent désormais 90%!