La Côte d’Ivoire a investi 5 milliards de dollars ces quatre dernières années pour améliorer ses infrastructures routières et électriques, a indiqué son ministre en charge de l’Economie et des Finances, Nialé Kaba.

Exposant sur l’expérience ivoirienne en matière d’investissement dans les infrastructures à l’occasion des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale qui se tiennent à Lima, au Pérou, Nialé Kabé a mis en lumière l’ambitieux programme de développement du gouvernement qui a eu pour effet de faire passer le taux d’investissement public de 2,6 % du PIB en 2011 à 6,2% du PIB en 2014.

Sur la période 2011-2014, 2 milliards de dollars ont été consacrés au réseau routier du pays. 2 000 km de routes interurbaines ont ainsi été bitumées et 13 000 km de routes en terres ont été traitées. Des investissements qui ont facilité l’accès au marché des biens (agricoles et manufacturiers). Ce qui a, entre autres, permis de réduire les déperditions de produits agricoles et d’améliorer les revenus des paysans et de stabiliser les prix des denrées alimentaires sur l’ensemble du territoire, a soutenu le ministre.

En outre, le gouvernement a alloué 3 milliards de dollars de ressources publiques au secteur électrique sur la période afin d’accroître à la fois la production et l’accessibilité à l’énergie électrique. Le ministre a notamment révélé que dans le cadre de la mise en œuvre du projet PRONER (Programme national d’électrification rurale) en cours, les 1 500 villages ivoiriens de plus de 500 habitants seront reliés au réseau électrique d’ici 2018 et le pays dans son ensemble sera totalement électrifié en 2020. Et les impacts sur les conditions de vie des populations commencent à se faire sentir dans l’éducation et la santé, s’est réjoui Nialé Kaba.

Ces investissements ont des effets catalyseurs sur l’ensemble de l’économie ivoirienne aussi bien en termes de compétitivité que d’amélioration de l’environnement des affaires. Aussi de 6,3% du PIB en 2011, les investissements privés ont-ils représenté près de 10% (9,9%) du PIB en 2014.

Pour Nialé Kaba, la Côte d’Ivoire suit par ces investissements importants les sillons de son ambition de parvenir à l’émergence avec l’édification « d’une économie forte, diversifiée, résiliente et inclusive, à l’horizon 2020 ».

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