Libérer le potentiel des migrations au service du développement. Tel est le leitmotiv de l’institut africain de développement économique et de planification (IDEP).

Un séminaire axé dans ce sens a été organisé le 8 octobre au siège de l’IDEP à Dakar. Les acteurs ayant pris part à cette rencontre, ont décelé les défis à relever pour une meilleure intégration des migrants. Entre autres défis soulignés, l’on peut noter le renforcement du personnel des ambassades des pays africains pour une bonne prise en charge des besoins des migrants. « La gestion des enfants issus de la migration constitue un défis à relever », a suggéré le directeur général des sénégalais de l’extérieur, Sory Kaba qui, à l’occasion, a passé en revue la situation de la migration au Sénégal.

La diaspora sénégalaise envoie 1000 à 1200 milliards de F CFA par an

Selon le DG des sénégalais de l’extérieur, les transactions financières par voie formelle des émigrés sénégalais sont estimées à 800 milliards de F CFA. « Par contre selon la BCEAO, par voie informelle, ces envois financiers sont évalués entre 1000 à 1200 milliards de FCFA », a précisé Sory Kaba.

Parmi les défis liés à la situation des migrants, M.Kaba en a cité, l’absence de chiffres exacts du nombre de sénégalais vivants à l’étranger. Pour lui, jusqu’à présent, le Sénégal n’arrive pas à faire le décompte de ses citoyens vivants à l’extérieur.

Ce séminaire a vu la participation de plusieurs autorités, des universitaires, des ambassadeurs, des experts etc. L’IDEP est une institution panafricaine créée en 1962 par l’assemblée générale des Nations Unies. Les pays africains, nouvellement indépendants à l’époque, avaient senti l’urgente nécessité de développer le capital humain au niveau interne, comme une condition requise pour asseoir l’indépendance et promouvoir le développement socio-économique.

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