Dakar abrite depuis le mercredi 7 octobre, un atelier de 2 jours pour faire le round up sur la lancinante question des flux financiers illicites en Afrique. Si l’on se fie au rapport de la Commission économique africaine (CEA) de l’Union africaine, l’Afrique perd annuellement 60 milliards de dollars (30.000 milliards de F CFA) à cause de ces flux financiers illicites.

Conscient de la gravité du phénomène, les pays africains francophones se sont donné rendez-vous dans la capitale sénégalaise pour lever le voile sur le mystérieux problème des fuites de capitaux.

En initiant cette rencontre, les organisateurs entendent sensibiliser sur la menace sérieuse que représentent les flux financiers illicites pour le développement inclusif de l’Afrique.

Les participants à cette rencontre ont identifié la falsification des factures commerciales comme étant le principal mécanisme par lequel, passent les flux financiers illicites liés aux activités commerciales.

Dialigué Ba, conseiller technique du ministère sénégalais de l’économie, définit, ces flux comme de « l’argent illégalement gagné, transféré ou utilisé ».

Organisé par la Fondation TrustAfrica (TA), cet atelier constitue un « pré-lancement » officiel de la campagne Afrique francophone. Qui a pour thème « Arrêtons l’hémorragie pour mettre fin aux flux financiers illicites en provenance d’Afrique ».

La campagne élargira le débat sur les flux financiers illicites au-delà des spécialistes et s’emploie à mobiliser des personnes ordinaires et des groupes clés tels que les étudiants et les jeunes, les syndicats, les organisations féminines et les mouvements sociaux de base pour jouer un rôle clé de plaidoyer pour le changement.

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