Le gouvernement kényan, par l’intermédiaire de son ministre des finances, Henry Rotich, a annoncé le désir du groupe Orange de se désengager de sa filiale  Kenyane qu’il détient à 70% aux côtés de l’Etat, actionnaire à 30%.

Les négociations sont au stade final et devraient prendre forme d’ici la fin 2015, ont indiqué les autorités gouvernementales. 

Selon les statistiques, le marché de téléphonie mobile kényan est doté de 36 millions d’utilisateurs. L’opérateur Safaricom contrôle 67 % des parts de marché.

Pour le ministre des Finances, Henry Rotich,  il n y a pas lieu de s’opposer au retrait du groupe français: «Orange veut sortir, donc il vend ses 70 % ». Il a également évoqué de la nature des négociations, qui sont presque à terme.

Certains spécialistes ont relaté les difficultés d’orange Kenya ces dernières années malgré son  monopole sur la téléphonie fixe. Les dirigeants n’ont pas eu de répondant face au marché concurrentiel, et leurs stratégies n’ont pas eu d’effets escomptés,  a indiqué un expert.

Pour rappel, l’établissement français avait acquis Telkom Kenya en 2007 pour un montant de 390 millions de dollars, détenant ainsi les 70 % de l’actif. Au terme du mois de juin  2015, la structure revendiquait 4 millions d’utilisateurs.

 

Par Ibrahima Dia

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