«Les estimations de croissance du PIB réel ont été revues à la hausse pour atteindre 8,4% de croissance à la fois en 2015 et en 2016 avec une inflation modérée », a indiqué le Fonds monétaire international (FMI) au terme de deux semaines de mission en Côte d’Ivoire.

L’expansion de l’économie ivoirienne se poursuit donc et le FMI qui avait fait une première projection de croissance à 7,9% est plus qu’optimisme : «les perspectives macroéconomiques pour 2015 et à moyen terme sont positives».

Satisfecit

La délégation a salué les résultats économiques du premier semestre marqués par «une inflation modérée et une croissance forte de l’activité économique». Une embellie en phase avec l’exécution du budget «également satisfaisante avec des recettes budgétaires supérieures aux objectifs et (…) tous les critères de performance et repères indicatifs retenus pour fin juin 2015 dans l’accord au titre de la FEC (facilité élargie de crédit) ont été respectés.»

La tendance qui devrait se poursuivre avec une bonne maîtrise du déficit budgétaire, 3,7% du PIB en 2015 et 3,5% en 2016, dépendra, tempère l’institution, entre autres d’un contexte international favorable, du renforcement de l’investissement privé dans les grands projets, tout comme «d’une gestion prudente des finances publiques et de la dette et d’un suivi attentif des risques budgétaires.»

En outre, «l’équipe accueille favorablement la finalisation prochaine du Plan National de Développement (2016-2020) qui expose la stratégie du gouvernement visant à faire de la Côte d’Ivoire une économie émergente d’ici 2020.»

Réformes

La mission note des «progrès significatifs » dans la conduite des réformes structurelles ; en particulier « l’achèvement du paiement des arriérés intérieurs audités, le remboursement à bonne date des crédits de TVA, la cession des parts de l’Etat dans une des banques ivoiriennes et l’annonce de la privatisation d’une banque publique ».

Une allusion à la récente cession de la majorité des parts de l’Etat dans le capital de la Société ivoirienne de banque (SIB) et le processus de privatisation, en cours, de Versus Bank, avant d’encourager «à des mesures urgentes pour restructurer les banques publiques» à savoir la BHCI (banque de l’habitat de Côte d’Ivoire) et la BNI (banque nationale d’investissement).

De même la délégation s’est satisfaite de la hausse des tarifs de l’électricité intervenue en juin pour préserver l’équilibre financier du secteur. Par ailleurs, le FMI «accueille favorablement l’intention des autorités d’achever les audits en cours des entreprises du secteur pétrolier dont la situation financière s’est aggravée en raison de la chute des prix mondiaux du pétrole et de la hausse du dollar des Etats-Unis », l’Etat détenant un portefeuille d’entreprises dont la Société ivoirienne de raffinage (SIR), l’unique raffinerie du pays, et le société nationale d’opération pétrolière (Petroci).

La mission qui se situe dans le cadre de la revue du programme économique et financier du pays a donné lieu à un accord provisoire qui pourrait aboutir, « sous réserve de son approbation par la Direction générale et le Conseil d’administration du FMI » en décembre, à un décaissement de 48,78 millions de Droits de tirages spéciaux (68,45 millions de dollars, environ 41 milliards de francs CFA), pour appuyer la politique économique et financière du gouvernement ivoirien.

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