Le directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Togo, le Bénin et la Guinée, Ousmane Diagana, a fait ses adieux au gouvernement ivoirien ce vendredi.

Nommé en juin vice-président centrale en charge de l’éthique et de la conduite professionnelle au sein du groupe de la Banque mondiale, Ousmane Diagana aura passé ces 21 derniers mois à appuyer la relance de l’économie ivoirienne amorcé par son prédécesseur, le malien Madani Tall.

« Pour un pays qui sort de crise, ce qui a été fait est digne d’éloges. (…) Le pays a une visibilité impressionnante et je me dis que si je n’étais pas en Côte d’Ivoire, je n’aurais pas été nommé vice-président » s’est-il félicité à sa sortie d’audience avec le Premier ministre ivoirien.

Premier partenaire multilatéral de la Côte d’Ivoire, avec 50% des engagements financiers des bailleurs de fonds, la Banque mondiale est également le second donateur du pays après l’Union européenne avec 26% des dons effectués. En outre, l’institution gère actuellement un portefeuille d’une quinzaine de projets pour un montant cumulé de 400 milliards de FCFA.

Diplômé des universités de Dakar, Sussex (Royaume-Unis) et Havard, Ousmane Diagana, d’origine mauritanienne, est entré à la Banque mondiale en 1992 comme chargé des opérations au bureau du Bénin. Avant Abidjan, celui qui a reçu en 2009 le prix du « meilleur manager de la Banque mondiale », a occupé durant deux ans (2011-2013) le poste de directeur des opérations pour le Tchad, la Guinée, le Mali et le Niger avec résidence à Bamako.

Il prendra fonction à Washington le 1er octobre.