Le tourisme en Tunisie est en chute libre depuis l’attentat de Sousse en juin dernier. Le nombre de touristes est tombé à environ quatre millions du début de l’année jusqu’au 10 septembre, alors qu’ils étaient cinq millions à avoir visité ce pays l’an dernier à la même époque.

« Le nombre de touristes étrangers qui ont visité la Tunisie pendant les huit premiers mois de l’année a diminué d’un million par rapport à la même période l’année précédente », a annoncé la ministre du Tourisme, Salma Loumi.

Les autorités imputent la dégringolade de ce secteur à la recrudescence des attentats qui ont poussé les touristes à fuir le pays.

La Tunisie est très prisée du fait de son climat méditerranéen propice, de son littoral de 1300 km de cotes souvent sableuses et de son patrimoine culturel et historique. A cela s’ajoute, la proximité du premier marché de consommation mondial (UE), le coût de la vie moins cher mais également la persistance de la langue française. La Tunisie indépendante a commencé le développement de ses activités touristiques dès les années 1960, juste après son indépendance en 1956.

L’État tunisien, en partenariat avec des groupes privés tunisiens, mais aussi en relation avec les grands groupes touristiques internationaux (Accor, Sheraton, etc.), a progressivement augmenté sa capacité hôtelière.

Ce pays dénombrait près de 7 millions de touristes avant le printemps arabe. Le tourisme balnéaire occupe 95% des capacités d’accueil du pays. Il contribue aujourd’hui à hauteur de 7 % du PIB tunisien et génère environ 20 % des recettes en devises du pays.

Le secteur couvre à lui seul plus de la moitié du déficit commercial et emploie plus de 400 000 personnes. Avec les emplois induits, le tourisme représente 16 % de l’économie tunisienne et emploie 15 % de la population active.

Pour rappel, la station balnéaire de Port El-Kantaoui près de Sousse, en Tunisie avait subi un attentat le 26 juin dernier faisant un bilan de 39 morts et 39 blessés.