La Banque Mondiale (BM), par l’intermédiaire du Fonds Mondial pour l’Environnement (FEM), va faire au gouvernement mauritanien  un don de 4,8 millions de dollars us. Une convention dans ce sens a été signée le week-end dernier entre le ministre mauritanien des affaires économiques et du Développement, Sid’Ahmed Ould Rais, et le représentant de la Banque Mondiale à Nouakchott, Gaston Sorgho.

Dans le cadre de la réalisation du projet panafricain de la Grande Muraille Verte, ces ressources vont servir « à soutenir la gestion durable des paysages dans les régions du Trarza, du Brakna et du Gorgol » situées au Sud du pays. Ce financement comporte « un volet amélioration de la gouvernance environnementale, reboisement des arbustes producteurs de la gomme arabique, l’organisation des producteurs et un appui en vue du renforcement de leurs capacités, le soutien à la production de semences améliorées et leur stockage ».

Le contexte environnemental  sahélien en général, et tout particulièrement celui de la Mauritanie (récurrence de la sécheresse et du processus de désertification) illustre toute  la pertinence d’un tel programme, surtout suite aux dysfonctionnements constatés dans la gestion de ces différents défis.

Pour le représentant de la Banque Mondiale (BM) en Mauritanie, Gaston Sorgho « la signature du nouvel accord marque l’aboutissement d’un long processus avec les partenaires mauritaniens pour la préparation de ce projet pilote, dotée d’une grande importance culturelle et économique, malgré la taille relativement modeste du don de 4,8 millions de dollars us. Le projet va contribuer à l’atteinte d’un double objectif, à savoir la lutte contre les effets préjudiciables de la désertification, la dégradation des terres et l’aide des communautés à s’adapter aux changements climatiques, ainsi que  la restauration de l’écosystème producteur de gomme arabique ».

 

Par Amadou Seck

Share Button