Le Nigeria pourrait être radié par la Banque américaine, JP Morgan, de son indice dédié aux obligations souveraines émises par les pays émergents (Government Bond Index-Emerging Markets/GBI-EM) d’ici fin octobre, en raison d’une politique de contrôle des changes qui complique les transactions portant sur les titres de dette souveraine. 

Dans un communiqué publié le 8 septembre, la banque américaine donne un ultimatum à l’Etat nigérian, afin de revoir sa politique de contrôle des changes sur le marché des obligations souveraines. Déjà, certaines obligations nigérianes seront retirées de l’indice à la fin du mois de septembre et le reste en fin octobre.

Le Nigeria avait été averti en janvier par JP Morgan, suite à la chute de ses recettes pétrolières consécutives. Cependant, la première économie africaine n’a pas baissé les bras. Elle a mis en place des restrictions sur son marché des changes, pour défendre le naira qui ne cesse de plonger face au dollar.

Si JP Morgan exécute ses menaces, cela pousserait les fonds d’investissements présents dans le pays à vendre leurs obligations souveraines nigérianes. Et par conséquent, déclencherait des sorties de capitaux potentiellement importants et une hausse des coûts d’emprunt de l’Etat.

Cet indice dédié aux obligations souveraines émises par les pays émergents est suivi par des fonds détenant plus de 210 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

Réagissant au communiqué, le ministère nigérian des Finances ainsi que la Banque centrale et l’office de gestion de la dette ont exprimé leur «désaccord» avec la décision de la banque américaine, notant que la liquidité du marché des changes a été améliorée.

Le Nigeria est devenu le deuxième pays africain à intégrer cet indice en octobre 2012, après l’Afrique du Sud.

Ce contenu pourrait également vous intéresser