Pour l’année 2014, la Russie a connu une production record de 3,7 milliards de pierres précieuses. Elle détrône ainsi le Botswana, premier mondial, selon les chiffres récemment publiés par le système de certification du Processus de Kimberley (KP), dont les participants représentent 99,8 % de la production mondiale.

La Russie, qui occupait la seconde place derrière le Botswana dans les classements de la production diamantaire mondiale, a été en 2014, le plus gros producteur en termes de valeur et de volume, d’après les données annuelles du KPCS. Avec ce bond, le prix moyen de la productivité totale du pays a augmenté de 19%, à 97,47 dollars par carat, la valeur des pierres ayant été haussé de 20 %, à 3,73 milliards de dollars. Alors que pour le Botswana, où les mines détenues par la De Beers, qui représentent 50% du marché, sont les principales sources de production, le prix moyen a chuté de 5 %, à 147,84 dollars par carat.

Cette montée en puissance, qui fait du pays le leader actuel du marché mondial, la Russie la doit en majeure partie au géant Alrosa, qui a lui seul a produit 36,2 millions de carats l’année dernière. Depuis son entrée en Bourse à l’automne 2013, Alrosa ne cache pas son ambition de devenir leader de l’industrie du diamant d’ici à 2018.

Respectivement la Russie, le Botswana, le Canada, l’Angola et l’Afrique du Sud forment le Top 5, et couvrent 73 % du volume mondial.

 

Par Amadjiguéne Ndoye

 

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