L’Afrique du Sud vient donner un coup de fouet à INGA III en RD Congo, le plus grand projet hydroélectrique du continent.

En début de semaine, les experts des deux pays, conduits par leurs ministres respectifs en charge de l’énergie, Tembesula Majula d’Afrique du Sud et Maguy Rwakabuba du RDC, ont planché sur cette question qui est par ailleurs d’un grand un enjeu pour le géant africain fragilisé par un persistant déficit électrique.

 

Aussi, a-t-il été décidé de prendre en compte dans l’élaboration du projet «le rôle accru de l’Afrique du Sud», de mettre en place un mécanisme de mobilisation de fonds et d’impliquer les sociétés d’électricité des deux pays et ceux des pays de la région australe du continent.

 

Il est désormais question d’accélérer la finalisation des études du projet avant d’envisager son lancement aux alentours de 2017. D’un coût de 12 milliards de dollars selon certaines estimations, le projet va générer 4 800 MW de puissance, soit l’équivalent de trois réacteurs nucléaires de troisième génération. L’Afrique du Sud s’est engagée à acheter 2 500 Mw, assurant du coup la viabilité économique du projet selon les experts.

 

Inga III sera construit sur le site des chutes d’Inga, sur le fleuve Congo, dans la province du Bas-Congo. Il fait suite à Inga I (construit en 1972, 351 Mw) et Inga II (1982, 1 429 Mw) et est le dernier maillon d’une chaîne qui doit aboutir à la construction du Grand Inga un projet pharaonique de 39 000 Mw.

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