La sérénité qui caractérisait les marchés boursiers africains (hors Afrique du Sud) le lundi 24 août confirme leur déconnexion par rapport à la finance mondiale.

Pendant qu’Abidjan clôturait sa journée en contraction de 0,47%, que Casablanca cédait 0,91% et que Lagos abandonnait 2,4%, le monde tremblait rivé sur la Chine.

Le compartiment actions de la Bourse de Shangaï (en chute de 8,5%) a enregistré sa pire séance depuis 2007. Pékin qui a injecté la bagatelle de 200 milliards de dollars depuis quelques semaines pour soutenir les cours s’est finalement résolu à se soumettre à la devise des traders: l’on ne peut pas avoir raison sur les tendances du marché.

Cette lourde chute chinoise a entraîné le CAC 40 (revenu brièvement à son niveau du 15 janvier 2015), le Footsie londonien (-4,7%), le Dax de Francfort (-4,6%) et l’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 qui a vu 460 milliards d’euros fondre en quelques heures. Les intervenants se sont replié en masse vend les emprunts d’Etats. La probabilité d’un relèvement de taux de la part du FED s’éloigne.

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