Le président nigérian Muhammadu Buhari veut réduire les dépenses courantes dans le budget 2016, en faveur des projets de développement dans ce pays, géant pétrolier et locomotive de l’Afrique de l’ouest, dont les infrastructures ne répondent pas l’élan de la croissance économique.
L’homme du renouveau au Nigeria a pris cette décision, lundi, à la suite d’un briefing qu’est allé lui faire Bassey Akpanyung, secrétaire exécutif de la National Planning Commission (NCP), la commission nationale de planification du Nigeria.
Dans la foulée, le président Buhari a chargé la National Planning Commission (NPC) d’élaborer le cadre budgétaire de l’année 2016 en mettant dans le couloir de priorité les projets de développement.
On doit y comprendre, aisément, davantage de chance aux infrastructures cruellement absentes pour soutenir l’émergence du Nigeria.
Le premier pays producteur de pétrole de l’Afrique subsaharienne, qui s’est donné en 2015 d’un budget de 4,36 trillions de nairas, souffre d’infrastructures en matière d’énergie, n’a pas de raffinerie digne de nom et importe, paradoxalement, des produits pétroliers raffinés à coup de millions de dollars.
D’après un communiqué de la présidence du Nigeria, il a été explicitement dit au secrétaire exécutif et aux directeurs de la NPC que « la priorité la plus totale possible doit être maintenant donnée aux projets essentiels.
Pour le président Muhammadu Buhari, le Nigeria « ne peut pas parvenir à un réal développement sans investir de façon adéquate dans les projets essentiels et des infrastructures », d’après le communiqué.
Malgré son potentiel économique à couper le souffle, le Nigeria recourt à l’aide extérieur et à des investissements étrangers pour ses projets essentiels, pendant que la corruption arracherait au secteur pétrolier, le levier de l’économie, près de 32 milliards de dollars, selon une enquête de la Natural Resource Governance Institute (NRGI). FIN

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