L’organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) devrait maintenir sa production dans un contexte où, de l’avis de spécialistes, le secteur connaît une suroffre de 1 à 1,5 million de barils jour alors que le marché s’apprête à accueillir le retour du pétrole iranien.

A quelques mois de la réunion du cartel, qui se tiendra en décembre prochain à Vienne, son secrétaire général, Abdallah el-Badri, a indiqué que l’organisation n’est «pas prête à réduire sa production» à l’issue d’une rencontre à Moscou avec le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak.

Les deux parties ont, dans un communiqué, affirmé être confiants quant au redressement des cours, à « une situation plus équilibrée sur le marché du pétrole et à une stabilisation » dans le courant de 2016. Un optimisme qui n’est pas le premier du genre depuis la dégringolade au second semestre 2014.

Début juin, l’OPEP avait opté pour le maintien de son quota officiel de production (en vigueur depuis novembre 2014) de 30 millions de barils par jour, un peu plus de 30% de l’offre mondiale. Une décision qui n’est pas parvenue à relever des cours qui ont poursuivi leur chute depuis juin 2014 (le baril s’échangeait à environ 105 dollars) pour se stabiliser en dessous de 50 dollars le baril.

Sur le continent africain, les pays producteurs – le Nigéria, l’Angola, l’Algérie et la Libye sont membres de l’organisation – subissent de plein fouet la chute des cours. L’Algérie a enregistré au premier semestre une chute de 44% de ses recettes pétrolières qui représentent 94% de ses exportations, affectant son budget. Une situation comparable au Nigéria qui, d’après Standard & Poor’s, devrait connaître une nouvelle dévaluation du naira après celles de février et novembre derniers.

Ebranlée par les sanctions liées à la crise ukrainienne, la Russie, non membre de l’OPEP, a atteint une production journalière record estimée à 10,5 millions de baril en 2014 et devrait poursuivre sur sa lancée.

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