Rosneft, major russe de l’industrie pétrolière, s’est allié via RN-Exploration, sa filiale à 100 %, à l’américain ExxonMobil Exploration et Production Mozambique Offshore Ltd pour déposer une demande conjointe au cinquième round d’attribution de licence organisé par l’institut national des hydrocarbures du Mozambique.
Le cinquième appel d’offres pour l’exploration et la production du gaz naturel concerne quinze blocs couvrant une superficie totale de 76 800 km2. Les blocs englobent des zones offshores du bassin de Rovuma, le delta du Zambèze et Angoche, même une partie onshore du champ gazier Pande-Temane et la zone de Palmeira.
Le trio formé au tour de ces deux majors lorgne des zones de contrat dans le bassin Angoche et dans le delta du Zambèze, une riche région du point de vue potentiel d’hydrocarbures et écologie au Mozambique, d’après un communiqué de la compagnie russe, le 30 juillet.
En cas de demande fructueuse, la multinationale américaine ExxonMobil cotée à New-York, prendra le statut d’opérateur et exécutera, avec son partenaire russe, des activités respectueuses de l’environnement, dit-on.
Rosneft présente cette réussite, tant attendue, comme une belle opportunité dans sa stratégie d’internationalisation. Et pour cause, c’est une brèche qui le fera entrer dans des actifs à grande valeur, en minimisant les risques en matière d’exploration de nouvelles frontières au travers son partenariat avec le major pétro-gazier américain.
Fort de son potentiel d’hydrocarbures, le Mozambique ne cesse d’étonner positivement et d’attirer les majors pétro-gaziers au rang desquels le groupe américain Anadarko Petroleum, l’italien ENI, le portugais Galp Energia, les indiens ONGC Videsh Ltd et Bharat PetroResources, le coréen KOGAS, le japonais Mitsui, et autres.
L’essentiel des ressources de ce pays serait concentré dans le bassin Rovuma qui renfermerait près de 2,2 trillions m3 et dans le bassin du fleuve Mozambique comprenant champs gaziers onshores aux réserves prouvées d’environ 95 milliards m3, outre un champ gazier offshore d’environ 56 milliards m3.
Rosneft, compagnie stratégique pour la Russie et contrôlée à 69,50% par la compagnie nationale OJSC Rosneftegaz, et ExxonMobil veulent mettre à profit, dans cette aventure, la solide expérience de leur partenariat dans le projet Sakhalin-1 mis en production vers fin 2005 sur le champ Chaivo dans la mer russe Okhotsk.

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