La mine d’or de Morila, un projet de classe mondiale situé à 280 km au sud-est de Bamako, a contribué à hauteur de 2 milliards de dollars américains à l’économie malienne, en quinze années d’activités, soit depuis l’année 2000.
Mark Bristow, directeur exécutif de Randgold Resources, a expliqué, mardi le 28 juillet, qu’il s’agit des contributions sous forme de dépenses directes dans le pays y compris plus de 1,1 milliard $ payés à l’Etat malien à travers des dividendes, droits de douanes et autres impôts.
A son analyse, c’est un « exemple éloquent » de la manière dont une ressource minérale de classe mondiale peut être exploitée, à l’optimum, au bénéfice de l’ensemble des parties prenantes, notamment du gouvernement et des populations du pays hôte.
Sur les quinze années, la mine a produit plus de 6 millions onces d’or et est contrôlée à 40% par la compagnie Randgold Resources, qui en est opérateur depuis 2008, à 40% par AngloGold Ashanti et à 20% par l’Etat malien.
La mine Morila arrive à épuisement. Mais, la fin de sa durée de vie, précédemment prévue en 2013, a été prolongée à 2017 avec les activités de traitement des résidus miniers aurifères. La fermeture de Morila n’est, apparemment, qu’une affaire de deux années, après une production de 110272 onces d’or au coût comptant total de 1143 dollars à l’once en 2014 et un objectif de production de 110 000 onces d’or fixé pour 2015 avec un coût comptant total plus faible.
Habillement, la compagnie minière cotée à la bourse de Londres et de New-York, a déjà mis dans sa visée l’exploitation du gisement satellite Domba qui permettrait la production de 30 000 à 40 000 onces d’or supplémentaires.
Mais avant, elle s’est lancée dans des activités parallèles, hors du secteur minier, en termes de développement locale qui marque, dit-on, le début d’une nouvelle ère pour Morila.
« Étant donné que la fermeture approche, nous avons accéléré le développement de notre initiative du projet agro-industrielle comme une source durable d’activité économique pour la communauté locale », a dit Mark Bristow
Le directeur exécutif de Randgold Resources a ajouté, en message d’espoir, que cela pourrait devenir un héritage pour la population qui a travaillé sur le site et qui a accueilli les opérations minières.

Share Button