Ce mercredi 29 juillet a vu le closing du fonds Africa 50 à Casablanca. Au terme d’une assemblée générale constitutive (AGC), quelque 800 millions de dollars ont été souscrits dont 100 millions par le Maroc, pays hôte du fonds.

Une assemblée générale extraordinaire (AGE) attendue au mois de septembre prochain devra probablement porter les souscriptions au delà du milliard de dollars.

Ce fonds consolide le bilan de Donald Kaberuka qui aura réussi à convaincre un certain nombre de pays africains à souscrire à ce fonds. Notons le fort intérêt des pays francophones et la lenteur des grands d’Afrique, à savoir l’Afrique du Sud, l’Angola et l’Algérie, trois nations qui tardent à honorer leur stature continentale par une contribution significative.

S’agissant des raisons de ce fonds, les explications sont claires: «Notre continent a un besoin important en termes d’infrastructures auxquelles on ne consacre qu’une part assez faible de notre PIB (environ 4%). Les besoins des pays africains dans ce domaine sont estimés aux environs de 100 MM$ par an et seulement 45 MM$ sont effectivement mobilisés, grâce au concours des gouvernements africains, des institutions de financement du développement et du secteur privé», a rappelé Mohammed Boussaid, ministre de l’Économie et des finances, coopté en tant que président du conseil d’administration du fonds.
Quand à «Mr Infrastructure», Donald Kaberuka, il a félicité les 20 pays fondateurs qui ont souscrit pour un montant de 800 M$. «Nous avons souhaité valider les souscriptions à 1 MM$ mais nous pensons que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre ce montant. Nous prévoyons une AGE au mois de septembre prochain».