Le Port autonome de San Pedro vient de se voir conférer à nouveau les notes A et A2 respectivement pour les investissements de long et court terme par Bloomfield Investment, avec une perspective stable.

Selon la nomenclature de l’agence de notation, le second port ivoirien jouit d’une bonne qualité de crédit qui reste fortement corrélée, à long terme, à la conjoncture économique du pays.

La croissance du volume du trafic, 4,7 millions de francs CFA en 2014 (+10%), dominée à 66% par les activités de transbordement, la hausse du chiffre d’affaires, 6,7 milliards CFA (+4%), et la bonne tenue de trésorerie (2,3 milliards) grâce notamment à un taux de recouvrement des créances de 97% et un appui financier de l’Etat ont, entre autre, été les fondements qui ont consolidé des acquis de la société publique.

Le port pâti toutefois d’une dépendance par rapport l’Etat, son unique actionnaire, qui se traduit par un rythme insuffisant des investissements (1,7 milliards de francs réalisés en 2014 contre 10,5 milliards attendus). Ce qui a occasionné un ralentissement du chiffre d’affaires qui a cru de 4% contre 19% en 2013 et du résultat net en baisse de 27% (240 millions).

Investissements privés

Une notation de bon augure alors que vont s’ouvrir de grands chantiers pour renforcer la compétitivité de la plateforme portuaire. En début d’année prochaine, le port – selon Patrice Zahabi son directeur du pôle Stratégie et développement, qui s’exprimait début juin au cours d’une rencontre avec les opérateurs économiques français – projette lancer un programme d’investissement de 425 milliards de francs CFA.

Principalement pour l’aménagement de terminaux minéralier et d’hydrocarbure dont le financement devrait être obtenu pour 80% auprès du secteur privé, par le biais d’accords de concession.

C’est la première phase d’un ambitieux plan d’investissement globale de 950 milliards de francs d’investissement qui va s’étendre jusqu’en 2020, annoncé en mars dernier par le président Alassane Ouattara au cours d’une visite dans la région.

Une nouvelle perspective de développement pour une plateforme qui ambitionne de devenir un pôle de développement géostratégique de la Côte d’Ivoire et un moteur de l’intégration régionale avec des terminaux opérés dans le cadre d’un partenariat public-privé.

Le port de San Pedro présente en effet le profil de point d’accès idéal au marché international des ressources économiques du flanc ouest du pays, principale zone de production de café et de cacao (dont il est le principal exportateur mondial), qui regorgeant en outre d’importantes richesses minières partiellement exploitées. L’institution présente également l’avantage d’être le plus proche accès maritime de la côte ouest pour des pôles économiques comme Bamako, au Mali, et N’Zérékoré dans l’ouest guinéen.

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